‹ Traité des méthodes techniques de l'anatomie microscopique; histologie, embryologie et zoologieChapitre 74 sur 138 · MÉTHODES SPÉCIALES ET EXEMPLES · texte numérisé non relu

MÉTHODES SPÉCIALES ET EXEMPLES

Dans celte deuxième par lie ^ nous donnons les détails de certaines méthodes spéciales quCy dans Cintérét de la clarté de Vexposition, nous n'avons pu admettre dans notre première partie. Nous y avons ajouté une série de paragraphes contenant un résumé des méthodes qui ont été employées par les anatomistes pour V étude d'objets difficiles. Nous prions l'étudiant de bien vouloir considérer ces paragraphes à titre de renseignements historiques , et non à titre de modèles à copier. Comme renseignements historiques^ ils doivent lui être utiles y en lui enseignant ce qui a été déjà fait dans telle ou telle direction ; cette connaissance est une condition essentielle de tout perfectionnement dans les méthodes. Vouloir s'en servir à titre de modèles à copier, et s'en tenir là^ serait faire preuve d'un esprit conservateur antiscientifique ^ et aboutirait à fermer la porte à tout progrès. Ajoutons que^ si dans les études faciles — dans cette anatomie microscopique qui est presque de Vanatomie macroscopique — on peut se servir de méthodes simples et peu variées^ il en est tout autrement dans les recherches vraiment délicates. Là^ il ne saurait être question de copier les méthodes imaginées par les autres ou par soi-méîne ; car — c'est une vérité incontestable — chaque objet demande un traitement différent. On n'est histologiste qu'autant qu'on a acquis le don de deviner la diversité du traitement approprié à chaque objet d'étude; et l'on n'acquiert ce don que par l'étude patiente et minutieuse de la nature des objets auxquels on a affaire.

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434. Introduction. — Les masses à injection sont composées d'une matière colorée dite masse colorante^ et d'un corps incolore propre à donner la consistance voulue, qu'on appelle le véhicule.

Nous pensons que pour Tétude de Tangiologie des Vertébrés l'étudiant fera bien de suivre de près les instructions magistrales de Robin et de Ranvier. Pour les injections dlnvertébrés (et même pour les Vertébre's s'il s'agit de démontrer en même temps que la distribution des vaisseaux les fins détails de tissus environnants) les masses à la glycérine sont souvent à préférer, et nous recommandons particulièrement les formules de Beale au bleu de Prusse. L'emploi de masses à la glycérine a cependant un inconvénient lorsqu'il s'agit de l'injection de pièces tout à fait fraîches, nous voulons dire de celles dans lesquelles la rigidité cadavérique ne s'est pas encore établie; c'est que ces masses excitent la contraction des artères, ce qui fait naturellement obstacle à l'introduction de la masse. Cet inconvénient se laisse souvent écarter par l'emploi du nitrile d'amyle comme vaso-dilatateur (paragraphe suivant).

435. Nitrite d'amyle comme vaso-dilatateur. — D'après OviATT et Sargent {si Louis Med. Journ., 1886, p. 207 ; Journ. Roy. Mie. Soc., 1887, p. 341), il suffit souvent d'aneslhésier le sujet par un mélange d'éther et de nitrite, et de l'asphyxier ensuite avec du nitrite pur. Puis ils recommandent qu'après que la mort a été amenée par l'exhibition du nitrile, on fasse une injection préalable d'un peu de nitrite dans de la solution physiologique de sel avant de pousser la masse colorée. Et en tout cas il est bon d'ajouter un peu de nitrite à la masse d'injection au moment de s'en servir. L'effet dilatateur de ce réactif est très grand.

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