MASSES GLYCÉRIQUES A INJECTER A FROID
473. Masse de carmin à la glycérine (Robin, Traité du Mie, p. 33). — On fait le mélange suivant pour servir de véhicule :
Glycérine 2 parties.
Alcool i —
Eau i —
On combine 2 ou 3 volumes de ce véhicule avec 1 volume de la masse colorante au carmin numéro 438.
474. Masse de carmin â la glycérine (Bbale; Ranvier, Traité, p. 119). — On fait dissoudre 2S centigrammes de carmin dans V ou VI gouttes d^ammoniaque et l'on ajoute 15 grammes de glycérine. Puis on ajoute encore graduellement 15 grammes de glycérine acidulée avec VllI à X gouttes d'acide acétique. On ajoute enfin un mélange de 15 grammes de glycérine, 3^,5 d'alcool et 1U^,5 d'eau.
Ranvier dit avoir essayé ce liquide et avoir eu de mauvais résultais. Nous devons dire que nous l'avons essayé, et que nous avons eu des résultats assez satisfaisants pour que nous puissions le recommander comme étant très commode, quoiqu'il ne donne sans doute pas des résultats qui puissent prétendre à la beauté esthétique. Il faut avoir soin de ne pas trop neutraliser avec l'acide acétique.
475. Bleu de Prusse â la glycérine (Robin, Traité, p. 35). — A â volumes du véhicule glycérique numéro 473, on ajoute 1 volume de la masse colorante au bleu de Prusse, numéro 440.
1 Les masses à la glycérine sont importantes parce que, sMnjectant à froid, elEes sont très commodes à employer. Et il nous semble qu'on ne peut pas nier qu'elles donnent de bons résultats. Nous avertissons qu'elles ont toutes un défaut lorsqu'il s'agit de l'injection des pièces fraîches, c'est-à-dire dans lesquelles la rigidité cadavérique ne s'est pas encore établie. C'est que la glycérine provoque la contraction des artérioles. Ces contractions sont souvent si violentes qu'il titi faut rien de moins qu'une masse très expérimentée pour vaincre la résistance qu'elles opposent au passagede la masse. Nous avons indiqué au numéro 435 une manière de remédier à cet inconvénient.