G. Radet, op. cit., pp. 65 et suiv
4. Gelzer, Das Zeitalter des Gyges dans le Rheinisches Muséum, t. XXXV, 1880, pp. 515 et suiv. ; G. Radet, La Lydie, p. 80.
5. G. Radet, op. cit., p. 82; comparez le tableau de Gelzer, loc. cit., p. 525. Les critiques modernes ont
la dynastie des Mermnades. Bien qu'une tradition populaire ait représenté Gygès le Jeune, fondateur de cette lignée royale, comme un parvenu de basse extraction qui s'empara par ruse du trône de son maître, les meilleurs témoignages affirment, au contraire, qu'il était le représentant d'une Ulustre et très ancienne famille, rameau détaché de la race des Héraclides, elle-même *. En effet, Gygès l'Ancien, ancêtre de Gygès le Jeune, l'usurpateur du trône de Candaule, descendait d'Agelaos, fils d'Héraclès. M. G. Radet dresse comme il suit le tableau généalogique des Mermnades G :
beaucoup varié sur les dates à assigner aux règnes des princes Mermnades. A titre comparatif avec les dates adoptées par M. G. Radet, nous donnerons ici, en particulier, celles de G. Dusolt, Griech. Geschichte, t. II pp. 458 et suiv. : Gygès règne 38 ans, de 703 à 665 ; — Ardys, 49 ans, de 665 à 616 ; — Sadyatte, 12 ans, de 616 à 604; — Alyatte, 49 ans, de 604 à 555; — Crésus, 15 ans, de 555 à 540. D'autres chronographes font commencer ie règne de Gygès dès 717 et placent la chute de Crésus en 548.