CYMÉ
tyrannie, et le tyran de Cymé entretenait des relations étroites avec les Phrygiens. Un roi de Phrygie, Midas, fils de Gorgias, au vin8 siècle, épousa Hermodice ou Démodice, fille du tyran de Cymé *. A cette tradition se rattache la légende qui attribue à Hermodice l'invention delà monnaie et que nous examinons en détail au t. II de la Première Partie du présent ouvrage 2.
D'après ce que nous avons dit plus haut, on serait porté à attribuer à Cymé les anciennes monnaies d'électrum de la côte d'Asie-mineure, qui sont au type du cheval ou de la protomé de cheval. Cependant, nous avons enregistré au type de la protomé de cheval (n° 70) un beau statère dont
la patrie est certainement plutôt l'Ionie méridionale, à cause de la forme du flan, du poids milésiaque et de la présence des trois empreintes creuses, caractéristiques de cette région 3. Nous avons également démontré qu'on ne peut classer ailleurs qu'à Chios de magnifiques statères au type du cheval au galop (ci-dessus, n° 343 à 345) 4. Les petites divisions en électrum au type de la tête de cheval se rattachent aux deux groupes de statères que nous venons d'indiquer ;i. Il résulte de là que Cymé ne paraît pas avoir monnayé l'éleclrum.
En revanche, tout concourt à confirmer l'attribution à cette ville des pièces d'argent qui suivent et que leur style rude et primitif fait remonter jusqu'au vne siècle 6.
533. — Protomé de cheval s'élançant à droite (style primitif).
1^. Deux carrés creux d'inégale grandeur; dans le plus grand, une rosace stylisée ; dans le plus petit, une croix à branches bouletées et séparées par des globules.
JK 21 sur 19 ; stat. éginét., 12 gr. 04 (Paris) Pl. XIII, fig. 22.
534. — Autres ex., de 12 gr. 06 à 11 gr. 60 (Paris, Londres, Berlin) \
535. — Variété; sous la protomé du cheval, un signe qui paraît être A\ quelquefois >sv?.
JK 20; stat. éginét., 11 gr. 90 (Paris) Pl. XIII, fig. 23.