‹ Traite des monnaies grecques et romaines; (volume 2)Chapitre 274 sur 1006 · WBR, op. cit., p, 180, n° 10 et pl. XXIV · texte numérisé non relu

WBR, op. cit., p, 180, n° 10 et pl. XXIV

5. W. Wroth, Calai. Pontus, etc., et p. 95 et pl. XXI, 13; WBR, op. cit., p. 181, n° 11.

6. Wroth, Pontus, p. 95 et pl. XXI, 14; WBR, op. cit., p. 181, n° 16.

PANTICAPÉE

bules ou des lettres variables qui représentent des noms de magistrats.

Vers 453, lorsque les Sinopéens rétablirent le régime démocratique, sous l'hégémonie d'Athènes, ils inaugurèrent

des types nouveaux : au droit, la tête de la nymphe Sinope, et au revers, l'aigle pêcheur perché sur le dos d'un dauphin ; dans le champ, la légende UNO et des initiales de magistrats l.

§ II. — Panticapée.

Panticapée fut fondée par les Milésiens dans la Chersonnèse Taurique, à l'entrée du Palus Maeotis, vers la 4e année de la 59e Olympiade, c'est-à-dire en 5U avant J.-C. 2. C'est aujourd'hui Kertch, dont le nom est célèbre dans les fastes de l'archéologie ; Panticapée est non moins illustre dans la numismatique, à cause des admirables statères d'or pur, à la tète de Pan et au revers du griffon, qu'elle frappa au milieu du ive siècle avant notre ère. Mais dans la période primitive, elle se borne à émettre des pièces d'argent qui ne sont que des imitations des monnaies contemporaines de Lesbos, d'Éphèse, de Samos et de Milet, sa métropole (voyez notre

pl. XVII, fig. 9 à 16).

Les plus anciennes de ces monnaies d'argent peuvent remonter, comme celles de Sinope, jusqu'à la fin du vie siècle. Elles sont taillées dans le système éginétique, avec une drachme dont le poids étalon n'atteint pas 6 grammes. Leurs types sont le mufle de lion de face, pour les plus grandes divisions, et l'abeille pour les plus petites pièces. Dans la période qui nous occupe, c'est-à-dire antérieurement à 480 environ, ces pièces sont anépigraphes, mais le monnayage aux mêmes types se prolonge avec des légendes pendant tout le cours du ve siècle : l'attribution est donc certaine.

No GG8.

668. — Mufle de lionne de face, stylisée de manière à reproduire schématiquement l'aspect de deux tètes de sanglier affrontées. fy. Carré creux informe.

^ 17 ; drachme éginétique, 5 gr. 89 3.

1. Six, Numism. Chron., 1885, p. 20; WBR, 3. Christian Giel, Kleine Beitrage zur antiken Recueil général, t. I, p. 179 et 181, nos 17 et suiv. Numismatik Sudrusslands, p. 21, n° 18 et pl. 111,

2. Boeckh, Corpus inscr. grâce, t. II, p. 91. 18 (Moscou, 1886, in-4°).

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