Fourmi ailée
1^. Carré creux partagé en quatre petits carrés par un croisillon ; dans deux des petits carrés, un globule.
M 6; hémi-tétartémorion égin., 0 gr. 14 (deux ex.) 6.
1. Giel, Kleine Beitrâge, p. 21 et pl. III, 23. 4. Gie!, Kleine Beilràge, p. 21 et pl. III, 28.
2. Giel, op. cit., p. 21 et pl. III, 24 et 25. 5. Giel, op. cit., p. 20 et pl. III, 4.
3. Giel. op. cit., p. 21 et pl. III, 26 et 27. 6. Giel, op. cit., p. 20 et pl. III, 1 et 2.
PANT1CAPÉE
No 688.
688. Fourmi ailée. — ty-. La rosace milésienne dans un carré creux. JR. 6; hémi-iétartémorion égin., 0 gr. 11 1 .
L'attribution à Panticapée des monnaies qui précèdent est fondée, d'une part, sur la présence constante de ces pièces dans les trouvailles monétaires qu'on a faites à Kertch et aux environs de cette ville ; d'autre part, sur la persistance des mêmes types dans le monnayage de Panticapée, à une époque où parait une légende au revers des pièces. En effet, dans la période postérieure à 480, ce monnayage abondant présente, au point de vue des types et des légendes, les particularités suivantes :
1. Monnaie au type du mutle de lionne de face, avec un carré creux dans lequel on lit la légende APOA ou ArO a.
2. Monnaies au type de la fourmi, avec la même légende APOA ou ArO ou AP dans le carré creux du revers.
3. Monnaies au type du mutle de lionne de face, avec un carré creux, dans lequel on lit la légende PAN ou PA 3-
4. Monnaies au type de la fourmi, avec la légende PAN ou TTANTL dans le carré creux du revers.
Ainsi, sur ces pièces aux types du mutle de lionne ou de la fourmi, on trouve les légendes APOA ou PANTI qui paraissent,
à première vue, désigner deux villes différentes, une Apollonie et Panticapée.
Les monnaies avec APOA, APO, AP, ont été attribuées à Apollonie de Thrace, colonie de Milet, comme Panticapée 4. Mais ces pièces ne se rencontrent jamais en Thrace 6 . Au contraire, « toutes ces monnaies, dit Giel 6, se trouvent en abondance, et rarement bien conservées, dans le voisinage de Kertch. Elles appartiennent sûrement à Panticapée ou à quelque atelier de cette contrée dont Panticapée était la capitale, parce qu'il n'est pas admissible que ces petites pièces eussent été apportées dans cette région, par le commerce, en si grande quantité et pour se trouver ensuite disséminées dans la campagne ».
On doit donc se demander, avec le savant russe, si Panticapée , dans les premiers temps de sa fondation, n'aurait pas porté le nom d'Apollonie, en l'honneur de l'Apollon du temple des Branchides, qui était particulièrement en honneur à Milet, sa métropole. Il est possible qu'elle ait pris son nom de Panticapée, seulement vers le milieu du ve siècle 7.