‹ Traite des monnaies grecques et romaines; (volume 2)Chapitre 31 sur 1006 · Hérod., V · texte numérisé non relu

Hérod., V

naies de Crésus; il semble donc difficile d'admettre qu'il leur soit très antérieur v.

2° La petite pièce d'électrum fourrée de Milet (PL II, fig. 16) n'est pas antérieure aux monnaies d'argent qui ont la même rosace et ont été frappées entre la chute de Crésus en 546 et la ruine de Milet, en 494. Or, la tête de lion, au droit de cette pièce, n'est pas d'un style sensiblement plus avancé que celui des autres monnaies d'électrum au type de la tête de lion.

3° Le style même des pièces qui figurent sur nos planches I et II ne permet pas de les éloigner des créséides. C'est le même lion, le même taureau; ce sont les mêmes carrés creux, le même flan ovoïde, globuleux. Le style des lions, à partir du n° 14 de la pl. I, indique un art avancé, en possession de tous ses moyens : c'est l'art ionien en plein épanouissement, que nous retrouverons à Samos avec Polycrate. Ce type si curieux du mufle de lion, de face (Pl. I, fig. 20 à 25), existe aussi dans la numismatique samienne. Si, dans les types à la tête de lion, il en est quelques-uns de style rude et barbare (par exemple, pl. II, fig. 4 et surtout fig. 14) 2, il s'en trouve d'autres, d'un art élégant et qui ne le cède en rien au style des statères de Crésus (p. ex., pl. II, fig. 3, 5, 6 à 13) : c'est la même technique, le même œil, la même crinière dont les longs poils forment comme

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