‹ Traite des monnaies grecques et romaines; (volume 2)Chapitre 312 sur 1006 · Six, Num.Chron., 1890, p. 222, n · texte numérisé non relu

Six, Num.Chron., 1890, p. 222, n

4. Six, Num. Chron., 1890, p. 223, n° 3; cf. même recueil, 1881, p. 5 et pl. I, 7; 1884, p. 273 et pl. XII, 5; B. Ilead, Catal. Ionia, p. 184, n° 10 et pl. XXI, 2; Imhoof-Blumer, Zeil. fur Num., t. III, p. 278 et pl. VI, 12.

INCERTAINES DE CAK1E

faite à Santorin (Théra) en 1821 l. On en a trouvé aussi à Mélos. Quelle est la patrie de ces curieuses pièces? On ne saurait les placer en tête de la série de Milet, comme on s'y était autrefois cru autorisé, à cause de l'attitude du )ion détournant la tête et de la rosace milésienne qui forme le revers des nos 739 et 740. Leur style rude et leur poids éginétiques'opposent à ce classement.

M. de Sallet a voulu ranger ces pièces dans la Chersonnèse de Thrace 2. Mais ce pays est trop éloigné des endroits où elles ont toujours été recueillies. Il est certain que leur atelier doit se trouver soit sur les côtes de la Carie, soit dans les îles voisines de cette contrée, ou dans les îles les plus méridionales de la mer Egée.

M. Barclay Head 3 s'est contenté prudemment de les laisser parmi les incertaines des grandes trouvailles faites à Théra et à Mélos. En cherchant la clef du problème dans l'interprétation des lettres VAO ou OAV, ou encore OVÀ, M. Six a écrit en 1890 : « Personne n'a encore songé à Olymos, dont le nom est le seul, parmi ceux des villes connues, qui réponde exactement la légende VAO ou OAV si, du moins, elle est rétrograde, comme elle semble l'être ». Olymos était dans le pays des Cariens, au centre du triangle formé par Labranda, Euromos et Mylasa, c'est-àdire dans une région assez voisine de Milet pour expliquer l'imitation des types milésiens, et assez barbare pour expliquer le style étrange et tout particulier de ces pièces. Seulement, Olymos, éloignée de la mer, ne paraît pas avoir joué le moindre

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