B. Head, Lycaonia, Isauria and Cilicia, p
n° 1 et pl. VIII, 13.
4. B. Head, Lycaonia, etc., p. 51, nos 2 à 4 et pl. VIII, 14 et 15.
M ALLO S
897. — Protomé de bouquetin bondissant à dr. Grènetis. — fy. Carré creux. JR. 14; drachme égin. (?), 4 gr. 81 (H. Weber) \
Les monnaies qui précèdent paraissent dater du commencement du ve siècle.
Après 480 environ, Célendéris, un des principaux ports de concentration des flottes et des armées perses, fut amenée par la pression des événements à abandonner l'étalon éginétique de ses monnaies pour adopter désormais l'étalon persique. Dès lors, ses didrachmes ont pour types, d'un côté un bouquetin agenouillé détournant la tête, et sur l'autre, un athlète nu, de style semi-archaïque, qui est assis de côté sur un cheval lancé au galop, comme le desultor romain. Ce dernier type persiste
jusqu'à l'arrivée d'Alexandre, prenant ainsi le caractère d'un emblème national, et c'est pourquoi, cette fois, nous adhérerons à l'opinion de Cavedoni, qui a retrouvé, ici encore, un emblème parlant, le JtéXr^ 'wncoç, le cheval de course, dont le nom a été rapproché de celui de Célendéris avec d'autant plus de complaisance que la légende des monnaies est souvent KEAEN (pour KsXev- Septtcov) 2. Et puis, il convient de ne pas oublier que la Cilicie était un pays d'élevage d'où le roi de Perse tirait une partie de sa cavalerie 3.
§111. — Mallos.
D'après les types et les légendes de ses monnaies, la ville de Mallos, bâtie sur le cours du Pyramos, avait une origine sémitique. Mais la tradition grecque lui donnait pour fondateurs mythiques, les devins Amphilochos et Mopsos, fils d'Apollon et de Manto 4. On disait que son nom venait àno {jiaXXwv axe^aTwv, bandelettes de laine qu'un corbeau laissa tomber sur l'emplace-