‹ Traite des monnaies grecques et romaines; (volume 2)Chapitre 40 sur 1006 · G. Radet, La Lydie, pp. 134 et · texte numérisé non relu

G. Radet, La Lydie, pp. 134 et

2. Voir aussi dans Hérodote (VIT, 27 à 29) l'histoire du lydien Pythès.

MONNAIES D'ATTRIBUTION INCERTAINE

en numismatique !. Quant à la formule de la première personne, donnée à notre légende, on la retrouve, semble-t-il, sur des monnaies frappées à Ségeste, dans la première moitié du ve siècle : ^(zcz^i.^ elpÉ, « Je suis la monnaie ségestaine » 2 . Mais nous l'avons plus sûrement sur une petite pierre gravée du vne-vie siècle qui porte, en dialecte dorien, l'inscription suivante, à côté d'un dauphin : Ospaio; e(î)fxî aâ;j.a ■ jjlô avoiys, « Je suis le cachet de Thersis,

défense de me briser » 3.

Ainsi, voilà sur deux monuments contemporains, la médaille et la pierre gravée, une formule identique. C'est la preuve, comme nous l'exposons ailleurs (Première partie, t. II), que le type (a-?; pa) jouait le rôle d'attestation du poids et de l'aloi de la monnaie, de même que l'empreinte de la gemme, apposée au bas d'un contrat, était aussi l'attestation authentique de celui auquel le sceau appartenait.

Page 1