G. Hill, Cyprus, Introd., p. lui et pl. VI, 1 à
SALAMINE
Salamine, de Cition, d'Idalion, de Paphos, de Soli et de Golgos.
Le classement et le déchiffrement des monnaies chypriotes n'a pu être scientifiquement entrepris qu'après que George Smith, en 1872, eut trouvé la clef de l'écriture syllabique et démontré que, sous ces signes singuliers, se cachait un dialecte grec très ancien. Cependant un savant français, le duc de Luynes, avait déjà fait des efforts considérables pour grouper la plus belle suite de monnaies chypriotes qu'on eut formée; il avait reconnu comme chypriotes et coordonné, dès 1852, tous les matériaux numismatiques dispersés avant lui aux quatre coins de l'échiquier numismatique f.
Après la découverte de George Smith, divers savants s'efforcèrent d'en appliquer
les principes au déchiffrement des légendes monétaires 2. Mais l'étude d'ensemble de J. P. Six, en 1883 3, fit oublier ces essais et constitua, pour toutes les séries chypriotes, un classement scientifique dont les détails seuls peuvent être modifiés. C'est en m'appuyant sur le mémoire de Six, que j'ai pu rédiger en 1893 le catalogue raisonné des suites du Cabinet des Médailles 4. Depuis lors, un certain nombre de pièces nouvelles et des observations dues à Six lui-même, à M. G. Hill et quelques autres 5, sont venues améliorer certains chapitres de la numismatique chypriote qui, aujourd'hui encore, soulève bien des problèmes non résolus.
La période archaïque dont nous allons nous occuper n'a pas la moindre part de ces incertitudes et de ces obscurités.
§ II. — Salamine.