Ilérod.. IV
SALAMINE
roi de Cyrène, Arcésilas III Ce dernier, chassé de ses États avait, lui-même, trouvé aide et protection auprès de Polycrate à Samos et nous avons décrit, plus haut, des monnaies samiennes qui attestent cette alliance 2. Evelthon n'osa aller aussi loin que Polycrate ; à la place de l'armée de secours que Phérétime sollicitait, il se contenta de lui faire cadeau d'un fuseau d'or et d'une quenouille, en disant : « Voilà ce qu'on donne aux femmes et non une armée. »
Comme Evelthon commença de régner lors de la conquête de Chypre par Amasis (560?), il est permis de conjecturer qu'il fut intronisé roi de Salamine par le conquérant égyptien, car il demeura son fidèle vassal jusqu'en 525, époque où Chypre et
l'Égypte elle-même tombèrent au pouvoir du roi de Perse, Cambyse. Evelthon dont le règne dura environ 35 ans (de 560 à 525), est donc le représentant de la domination égyptienne sur l'île de Chypre. Ses monnaies confirment cette manière de voir, en attestant par leur abondance et leur variété que ce prince régna longtemps et que son autorité s'étendait sur l'île entière : cette unification momentanée de l'île sous le sceptre du dynaste salaminien s'explique à la suite de la conquête égyptienne : elle en fut la conséquence 3.
Au point de vue des types et des légendes, les monnaies d'Evelthon forment deux groupes distincts : celles qui ont le revers lisse et celles qui ont un type de revers.
Groupe A. — Revers lisse.
919. — UMFSÏ^Xê (E-ù-Fl-Xe-Qw-ye, Evelthon, rétrograde). Bélier couché à gauche. — fy. lisse.
JR, 19; statère persique, 10 gr. 95 (Paris) Pl. XXVI, fig. 1 \
920. — Autres ex., 11 gr. 06 (Luynes) Pl. XXVI, fïg. 2 5; — 10 gr. 72,
trouvé en Égypte (coll. Greenwell) 6.
921. — Autre ex.; on lit bien I*IF8IT* (E-u-f e-Xe-8»-ve) , 11 gr. (Luynes) Pl. XXVI, fig. 3 7.
922. — Autre ex., avec -S-FSIVX (E-u-fe-Xe-8o-ve), 1 1 gr. (Paris) \