‹ Traite des monnaies grecques et romaines; (volume 2)Chapitre 422 sur 1006 · Hérod., VII · texte numérisé non relu

Hérod., VII

Onésilos, tous deux déjà assez avancés en âge pour jouer un rôle politique actif au début du ve siècle, on conclura à une impossibilité, par conséquent à quelque erreur matérielle d'Hérodote. Il faut admettre qu'Hérodote a intercalé par inadvertance une génération de trop dans la descendance d'Évelthon. Cette génération est, suivant nous, représentée par le prince phénicien Siromos qui doit être rayé du tableau généalogique précédent l. Peutêtre, comme le conjecturait Mowers, Hérodote a-t-il fait quelque confusion avec le Tyrien Hiram, contemporain de Xerxès 2.

Chersis est donc plutôt le fils que le petitfils d'Évelthon. Son nom Xspatç ou xipaio; est grec comme celui d'Ëvelthon et comme ceux de ses fils. Il régna peu de temps. Si l'on découvre quelque jour des monnaies au nom de Chersis, ces pièces seront vraisemblablement au type traditionnel du bélier couché, car ce type persiste sur les monnaies de ses successeurs. Chersis eut trois fils, Gorgos, Onésilos et Philaon. De ces trois frères, le dernier seul, Philaon, ne fut pas roi. Gorgos, l'aîné, régnait à Salamine en 498, lorsqu'éclata la grande insurrection des Grecs d'Ionie contre Darius, à laquelle nous avons déjà si souvent fait allusion et qui eut un contre-coup si direct sur la numismatique. Les Grecs de Chypre, incités par des émissaires , crurent sans doute, eux aussi, que le moment était venu de secouer le joug et de s'affranchir de la domination orientale 3.

1. G. Hill (Cyprus, Introd., p. lxxxiii) n'a pas osé adopter ce parti auquel on ne peut pourtant échapper qu'en se livrant à des conjectures bien autrement hasardées.

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