‹ Traite des monnaies grecques et romaines; (volume 2)Chapitre 43 sur 1006 · I. — Etalon milésiaque (suite · texte numérisé non relu

I. — Etalon milésiaque (suite

— Chienne (levrette) couchée à droite, et levant une patte de devant ; on

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lui voit un triple rang de mamelles; derrière elle, un arbre à tige grimpante et sinueuse comme le lierre, forme des enroulements symétriques au-dessus de l'animal.

Empreintes de trois poinçons, l'un rectangulaire entre deux autres carrés et plus petits; le rectangle paraît partagé en trois carrés : au centre, des lignes qui se croisent et forment une sorte d'étoile; à droite et à gauche, des serpents dressés. Le carré du haut est orné d'un losange; dans le carré du bas, on distingue une tête d'antilope.

El. 20 sur 15 mill. ; stat. milés., 13 gr. 91 {Paris) Pl. II, fig. 22.

L'aspect globuleux et ovoïde du flan, la unique appartient à l'Ionie méridionale,

disposition des empreintes creuses du Mais son type insolite ne nous permet pas

revers, le poids milésiaque, la provenance de préciser davantage l'attribution smyrniote : tout indique que ce statère

70. — Protomé de cheval harnaché, galopant à gauche ; au-dessus du dos du cheval un ornement arrondi qui est peut-être l'extrémité d'une aile (Pégase?).

1^. Empreintes de trois poinçons, l'un rectangulaire entre deux carrés et plus petits ; on ne distingue dans ces empreintes que des lignes et des globules n'offrant aucun sens.

El. 21 sur 16 ; stat. milés., 14 gr. 23 [Paris) Pl. II, fig. 24.

Ce statère unique appartient par son poids, son style, la forme du flan, la disposition des empreintes du revers, à l'Ionie méridionale 2. Le style du cheval harnaché est d'une finesse de détails et d'une habi-

leté technique fort remarquables et dignes de la gravure sur gemmes.

C'est peut-être de ce beau statère qu'il faut rapprocher les trois divisions suivantes au type de Pégase :

71. — Pégase allant au pas, à gauche, les ailes recroquevillées.

1^. Deux carrés creux, côte à côte, ornés de protubérances irrégulières. El. 14 sur 10; trité milés., 4 gr. 73 [coll. Greenwell) 3.

72. — Autre exemplaire, 3 gr. 67, usée [Paris) Pl. II, fig. 25.

73. — Protomé de Pégase galopant à gauche, les ailes recroquevillées.

1. E. Babelon, Mélanges, 3e série, p. 9 à 12. à Smyrne (Brandis, p. 390).

2. Brandis a classé, à tort, à Cymé d'Éolide, ce 3. Num. Chron., 1890, p. 28 et pl. III, 17. statère qui faisait partie de la coll. Ivanoff, consul

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1^. Carré creux au centre duquel est une croisette entourée de trois carrés inscrits les uns dans les autres.

El. 10; hecté milés., 2 gr. 37 [Londres) Pl. II, fig. 26 ».

La protomé de cheval ailé qui forme le type de cette hecté n'a rien de commun avec celle qui est le type ordinaire de Lampsaque; l'étalon milésiaque n'a jamais été

en usage en Mysie. D'autres villes plus rapprochées de l'Ionie méridionale, comme Halicarnasse, ont pour type de leur monnaies d'argent, la protomé de Pégase.

No 74.

74. — Protomé de cheval à gauche, une jambe avancée. 1^. Carré creux avec aspérités irrégulières.

El. 9 (pièce globuleuse) ; hecté milés., 2 gr. 39 (Greenweil) 2.

75. — Protomé de cheval à droite, une jambe avancée, l'œil énorme. fy. Carré creux informe.

El. 9 (globuleuse) ; hecté milésiaque (?), 2 gr. 13, poids faible; pièce usée 'Paris) Pl. II, fig. 27.

Le style de cette pièce la rattache à la précédente (n. 74) ; la faiblesse de son poids s'explique, sans doute, par le mauvais état de conservation.

Jusqu'ici les statères des séries que nous venons de décrire, ont présenté un revers d'une forme spéciale sur laquelle nous avons insisté à dessein, parce qu'elle est une marque de fabrique, un indice essentiel de provenance : toutes les pièces qui ont ce revers sont de l'Ionie méridionale. Il consiste, pour le statère et l'hémi-statère, en trois empreintes creuses, une rectangulaire entre deux carrées; la trité n'a que deux

empreintes juxtaposées qui sont l'une et l'autre carrées; enfin, il n'y a qu'une seule empreinte, carrée, sur l'hecté, l'hémi-hecté et la myshémi-hecté. Ainsi, le nombre et la dimension des empreintes creuses diminuent avec le module des pièces ; dans la pratique, ce système ingénieux de frappe permettait de reconnaître au premier coup d'œil à quelles divisions monétaires on avait à faire. Pourtant, certains ateliers, même en suivantl'étalon milésiaque, ontadopté d'autres formes de carrés creux (voyez notre pl. III). C'est ce que nous allons constater dans les descriptions qui vont suivre, sans qu'il

1. B. Head, Calai, lonia. p. 3 et pl. I, fig. 10; Wroth, Calai. Mysia, p. 78, note (à Lampsaque?). Cette pièce est probablement celle que Sestini a

publiée d'après le musée Ainslic. Sestini, Stateri antichi, p. 67, n« 24 et pl. VI, 21.

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