‹ Traite des monnaies grecques et romaines; (volume 2)Chapitre 439 sur 1006 · Hill, Cyprus, Introd., p. xxx · texte numérisé non relu

Hill, Cyprus, Introd., p. xxx

IDALION

et ses successeurs, Azbaal, Baalmelek II, l'Héraclès tyrien combattant et du lion Baalram et d'autres ont, tous, leurs noms assis ou du lion dévorant un cerf !. inscrits sur leurs monnaies aux types de

§ IV. — Idalion.

Idalion, aujourd'hui Dali, dont les nécropoles ont été explorées avec tant de bonheur, il y a un quart de siècle, par Cesnola 2, n'était pas éloignée de Cition et fut souvent sous sa dépendance. Elle était célèbre par son temple d'Aphrodite-Astarté, rival de celui de Paphos. La tète d'Aphrodite paraît, en effet, sur de petites monnaies d'argent frappées à Idalion peu avant \ 15, époque où cette ville perdit ses droits monétaires avec son indépendance.

La série numismatique d'Idalion commence dès le temps de Darius Ier, c'est-àdire vers 510 ou 500. Chose singulière et qu'il faut expliquer, sans doute, par des relations de commerce, le type principal et constant des monnaies d'Idalion est un

sphinx levant la patte, copié sur les monnaies primitives de Chios s. Les plus anciennes pièces ont, au droit, ce sphinx et au revers, un carré creux informe et sans type. On serait tenté de les classer à Chios, n'était leur poids persique, et n'étaient aussi les trouvailles et les pièces postérieures qui ont le même sphinx accompagné du nom abrégé d'Idalion en écriture chypriote : 'Ji-oa-À- '\ Nous devons donc admettre que les premières monnaies anépigraphes, de style archaïque, les seules qui rentrent dans notre cadre chronologique, oui été frappées par un roi incertain, contemporain de Darius Ier fils d'Hystaspe ou des premières années du règne de Xerxès.

954. — Sphinx ailé, assis à droite, levant la palte gauche de devant; dans le champ à gauche, une rosace. Grènetis au pourlour. — 1^. Carré creux.

AI 27 ; statère persique, 10 gr. 82 (Paris) Pl. XXVII, fig. 5 ; — autres ex., 11 gr. 10 (Hunter) ; 10 gr. 84; 10 gr. 05; 10 gr. 58 [Londres) \

955. — Sphinx ailé, assis à dr., la tète ornée d'une tresse en volute, et levant une patte de devant; autour, une légende incertaine, probablement HHJ (H. Sa. m) ; devant, une rosace. — fy. Carré creux.

1. Six, Rev. numism., 1883, p. 324; Babelon, Perses Achéménides, p. 95 et suiv. ; Hill, Cyprus, p. 8 et pl. II, 8 et suiv.

2. G. Perrot et Ch. Chipiez, Hist. de l'art dans Vantiquité, t. III, p. 208;IIill, Cyprus, Introd., p. xlviii. C'est à Idalion que l'ut découvert par Hamilton Lang le trésor fameux de monnaies chypriotes acquis en grande partie par le Musée britannique en 1870-71. Hill, Cyprus, Introd., p. xvn.

3. Le sphinx et la fleur de lotus peuvent être aussi considérés comme des emblèmes d'Aphrodite-Astarté. Hill, Cyprus, Introd., p. l, note 4.

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