‹ Traite des monnaies grecques et romaines; (volume 2)Chapitre 441 sur 1006 · V. — Paphos · texte numérisé non relu

V. — Paphos

Nous avons rapporté plus haut la légende d'après laquelle le culte d'Aphrodite aurait été apporté à Paphos par le devin asiatique Sandacos 8. D'autres traditions affirment que Paphos fut fondée par des Phéniciens conduits par Cinyras. C'était donc une ville d'origine sémitique, comme le culte de son Aphrodite. Néanmoins, Paphos n'a pas de monnaies phéniciennes, mais seulement

des monnaies à légendes cypriotes, ce qui confirme la tradition suivant laquelle elle reçut de bonne heure les colons arcadiens d'Agapénor. Les premières de ses monnaies remontent peut-être au premier tiers du ve siècle. Ce sont des statères et des dioboles, de poids persique, qui ont pour type, au droit, un taureau à face humaine et au revers, un osselet.

956. — Taureau à face humaine barbue (le fleuve Bocaros?), à demi agenouillé à droite, et regardant en arrière; en haut, dans le champ, à Ç (B&>- X*, le signe *a presque efl'acé) ; sous le taureau, la croix ansée^-, au pointillé.

fy. =£2 (Ba-o-î. ou ïla-a-L). Osselet séparant les deux lettres de la légende. Aire creuse; grènetis au pourtour.

JR. 20; statère persique, 11 gr. 10 (Luynes) Pl. XXVII, fig. 7 9.

1. Six, Rev. numism., 1883, p. 315, n° 2; Hill, Cyprus, Introd., p. li et p. 24, pl. V, 3.

2. Six fait remonter ces pièces jusqu'au commencement du ve siècle. Rev. numism., 1883, p. 316; Babelon, Les Perses Achém., p. 104, n. 726; Invent. Waddington, p. 277, n° 4824; Hill, Cyprus, p. 25 et pl. V, 4 et suiv.

Page 1