Hérodote, VIII, 4G
ÉGINE
Didrachme ou statère 12gr-57 à 12^r-
Drachme 6 28 —6
Triobole (hémi-drachme) 3 14 — 3
Diobole 2 09 — 2
Trihémi-obole 1 57 — 1 50
Obole 1 04 — 1
Hémi-obole 0 52 — 0 50
Tartémorion 0 26 — 0 25 1
Les poids effectifs confirment les données de ce tableau, car si Ton excepte deux statères du Musée britannique qui atteignent accidentellement 13 gr. 69 et 12 gr. 96 2 et quelques autres qui pèsent de 12 gr. 75 à 12 gr. 60, l'immense majorité des statères d'Égine ne dépasse pas 12 gr. 57, descend le plus ordinairement vers 12 gr. 25 ou 12 gr. 15, ou 12 gr. 05 et assez souvent même au dessous de 12 gr.
La monnaie d'Egine, comme celle d'Athènes, de Corinthe et des autres villes dont les espèces avaient un cours international et non pas seulement local, présente une grande uniformité de types 3. C'est toujours la tortue de mer (^eXcôvt)), qui était sans doute abondante sur les côtes de
l'île et forma en quelque sorte son blason. Toutefois, il est possible de répartir les statères à la tortue en différents groupes chronologiques, en se fondant sur le style des pièces, leur aspect extérieur plus ou moins globuleux, à contours plus ou moins réguliers, les modifications graduelles de la carapace de la tortue et surtout les transformations successives du carré creux du revers et l'affaiblissement du poids^
Pour la période primitive qui est repré sentée par nos planches XXIX et XXX, les statères à la tortue peuvent se partager en quatre groupes, sans que, toutefois, ou puisse donnera ces divisions un caractère trop absolu.
Groupe A (Pl. XXIX, fig. 1 à 6), viie siècle.
La tortue est à carapace tout à fait lisse, ou bien la partie médiane en est sillonnée par une ligne de globules disposés dans le sens vertical, comme une épine dorsale.
Le carré creux du revers n'est qu'un grossier chiffonnage de métal partagé en compartiments triangulaires irréguliers par des lignes empâtées qui se croisent au cen-
1. Pour les origines, la formation et la diffusion du système éginétique, voyez notre Première partie, t. It (sous presse).
2. B. Head, Catal. Atlica, p. 127, n° 19 (12 gr. 96) et p. 133, n°97 (13 gr. 69); voyez aussi, sous notre n° 1030, un triobole du poids exceptionnel de 3 gr.
36. L'oxydation peut souvent contribuer à augmenter le poids des pièces d'une manière anormale.
3. On a constaté souvent la présence de statères d'argent primitifs d'Égine dans les trouvailles monétaires faites en Egypte. II. Dressel, Zeit. fur Numism., t. XXII, p. 235.