Mufle de lion de face
fy. Scorpion dans un carré creux
El. 5 ; — 1/48° de stat. milés., 0 gr. 28 [Paris) Pl. III, fig. 22.
1. Num. Chron., 1887, pl. X, fig. 43; B. Head, 2. B. Head, Ionia, p. 17, n° 1 et pl. 111, 17. Catal. Ionia, p. 5, n° 23 (Athènes). 3. Six, dans le Num. Chron., 1890, p. 211,
MONNAIES D'ATTRIBUTION INCERTAINE
95. — Autres exemplaires, 0 gr. 28 [coll. Six) 1 ; 0 gr. 24 [Londres) \
La pièce de Paris qui provient de l'ancienne collection Waddington, ayant été trouvée dans la petite île de Léros, en face de la côte de Carie, c'est à Léros qu'on l'a classée 3. On pourrait tout aussi bien songer à une ville carienne du voisinage, comme Mylasa. En effet, on a frappé des pièces d'argent au type du scorpion après 480, dans la même région 4. Ce petit groupe monétaire au scorpion est tout à fait différent des pièces qu'on peut classer à Astacos de Mysie, dont le scorpion était l'emblème parlant, le type héraldique 5.
Strabon raconte que les montagnes des environs de Mylasa etd'Alabanda en Carie, — précisément en face de l'île de Léros, —
étaient infestées de scorpions. « Alabanda, dit-il, est bâtie au pied de deux collines disposées de telle sorte qu'elles la font ressembler à un âne chargé de ses deuxpaniers, ce qui faisait dire à Apollonios Malacos, choqué à la fois de cette particularité et de la quantité de scorpions qui infestent la ville : Alabanda n'est qu'une bourrique chargée de scorpions. Le fait est qu'à Alabanda, de même qu'à Mylasa et dans toute la montagne entre deux, les scorpions pullulent6. »
Il y a entre ce témoignage, d'une part, le poids des pièces et le lieu des trouvailles, d'autre part, une coïncidence dont nous avons le droit de tirer parti en attribuant ces pièces soit à Léros, soit à Mylasa ou quelqu'autre ville carienne du voisinage.