W. Froehner, Calai. Photiadès-Pacha, n
LES MONNAIES PRÉ-SOLONIENNËS ET SOLONlENNES
1116. — Grenade ou amphore (?)
1^. Carré creux partagé en quatre triangles.
; hémi-obole eub., 0 gr. 32 (Paris) Pl. XXXIII, fig. 23; — autres ex., 0 gr. 30 (Berlin) ; 0 gr. 27.
Attribution douteuse à Athènes, où pourtant, la plupart des exemplaires ont été trouvés. Ceux qui atteignent à peine 0 gr. 27 pourraient être considérés comme étant des trihémi-tartémorions. Des tartémorions de 0 gr. 18, qui ont pour type un œil humain sont aussi parfois rattachés à la même série
Nous avons décrit à Érétrie (nos 1057 à 1068 et pl. XXXI, fig. 7 à 17) les monnaies que cette ville d'Eubée fit frapper comme alliée d'Athènes sous les Pisistratides. Les plus anciennes de ces monnaies ont, au revers, le carré creux partagé en quatre triangles comme les pièces que nous venons de classer à Athènes (comparez pl.
XXXI, fig. 7 â 12 et pl. XXXIII). Cette identité de fabrique est caractéristique et montre que tout cet ensemble de pièces à types variés, est un monnayage d'association entre plusieurs villes. Toutefois, les types du droit des didrachmes érétriens, la tête de Gorgone de face (pl. XXXI, fig. 7 et 8) ou la lête de bœuf de face (pl. XXXI, fig. 12) ne sont pas entourés du cercle que nous avons signalé sur la plupart des monnaies d'Athènes.
Le groupe des pièces à la tête de bœuf est évidemment celui que vise la légende théséiennede l'invention monétaire. A cause de cela, Six a proposé de reporter à Athènes toutes les pièces que nous classons à Érétrie et qui sont aux types de la tête de bœuf, de la tête de Gorgone et du mufle de lion