lmhoof-Blumer, op. cit., p. 190, n
G. Autrefois ces monnaies étaient classées à Iléraclée de Bithynie. lmhoof-Blumer, Monn . grecq., p. 194.
HÉRJSA
profil de femme du célèbre bas-relief funéraire de Chrysapha en Laconie, l'un des monuments les mieux caractérisés de Fart péloponnésien à la fin du vie siècle Cette curieuse effigie monétaire est appelée généralement Héra, à cause du nom de la ville rapproché de celui de cette déesse. Cependant, dans la tradition locale rappelée plus haut, la divinité éponyme de Hérsea n'est point Héra, mais le héros Héraios. Le culte de Héra ne paraît dans cette ville qu'à une époque très tardive et n'y a jamais eu une grande importance 2. D'un autre côté, la tête féminine que nous voyons ici diadé-
mée et couverte d'un voile épais, rejeté sur la nuque, n'a rien de commun avec les représentations de la Héra d'Argos, ni avec la tête archaïque de Héra, en marbre, trouvée à Olympie 3, ni enfin avec la Héra samienne. Bref, il faut reconnaître ici la grande déesse pélasgo-arcadienne Déméter et, sur les monnaies plus récentes où l'effigie est sans voile (nos 1221 à 1223), Despoina qui, dans les légendes locales, se substitue à Déméter dans les cultes arcadiens. Ce que nous dirons tout à l'heure de la tête de déesse qui figure au revers du groupe suivant confirmera cette interprétation.