Pausanias, VIII
die. Dans les prairies thessaliennes et mantinéennes arrosées par lui, il préside à l'élevage et au dressage du cheval 1 : nous savons que, déjà dans la légende athénienne, Poséidon crée le cheval qui s'échappe d'une source, tandis qu'Athéna fait pousser l'olivier. « Le dieu Cheval, Hippos, est, par nature, autant qu'un dieu pastoral, un dieu aquatique. Les eaux, surtout les sources, entretiennent la fraîcheur des pâturages nourriciers : les troupeaux puisent dans leur onde pure un principe de vie. C'est pourquoi Hippos s'est identifié avec Poséidon », qui prend le surnom d'Hippios; son animal favori, le cheval, « devient le symbole de la source jaillissante 2 ». On s'explique aussi, par là, comment Poséidon Hippios emprunte au Poséidon des mers ses emblèmes du dauphin et du trident.
En Arcadie, les sources que fait jaillir Poséidon Hippios, proviennent des en traillesde la terre; elles y retournent brusquement en s'engouffrant dans les fameux katavroihres qui créent aux lacs et aux torrents de ce pays des écoulements souterrains. Voilà pourquoi, remarque M. Fougères 3, Poséidon Hippios, « le dieu pastoral et aquatique de l'Arcadie prend les allures d'un dieu chthonien et s'apparente aux divinités infernales, à la fois souterraines et nourricières. De là, les rapports ultérieurs de Poséidon Hippios avec Déméter à Mantinée, avec Erinys-Déméter à Thelpousa, avec Déméter et Despoina à Lycosura. De là aussi, le rôle du cheval dans la religion mortuaire et sa présence sur tant de monuments comme symbole funéraire. »
Les glands des monnaies de Mantinée