Percy Gardner, Num. Chron., 1879, p
2. Hérodote, VI, 127; Pausanias, VI, 22, 2; Strabon, VIII, 3, 30.
A l'occasion de la seconde guerre de Messénie (645-618}, les Pisates et les Triphyliens se révoltèrent contre les Ëléens et secoururent les Messéniens, tandis que les Éléens demeurèrent fidèles aux Lacédémoniens. Commandés par leur roi Pantaléon, les Pisates réussirent à s'emparer d'Olympie en 044 av. J.-C. et ils firent célébrer les fêtes en en excluant les Éléens *.
Mais la conquête de la Messénie par les Lacédémoniens entraîna la soumission des Pisates à leurs anciens maîtres, les Éléens, alliés séculaires de Sparte. En 588, les Éléens tenant pour douteuse la fidélité de Damophon, tyran de Pise, et fils de Pantaléon, envahirent la Pisatide et la mirent sous leur tutelle étroite. En 572, Pyrrhos qui avait succédé à son frère Damophon, voulut relever l'indépendance de sa patrie et envahit l'Élide ; mais les Éléens se vengèrent furieusement de cette agression. Ils résolurent d'en finir, une bonne fois : Pise prise et rasée disparaît de l'histoire pour bien longtemps. C'est seulement en 304, à la suite de l'intervention d'Epaminondas dans les affaires du Péloponnèse, que Pise devait attester sa résurrection et même frapper, alors, quelques monnaies d'or 2. Mais dans la' période plus ancienne qui, seule, nous occupe, la disparition prolongée de Pise fit la prospérité d'Elis. Toute la Grèce s'habitua à regarder le peuple des Eléens comme investi d'une mission religieuse, consacré au dieu d'Olympie et spécialement protégé par lui. Une voie sacrée, célèbre, relia Elis à Olympie.
Le gouvernement de l'Elide demeura aris-