‹ Traite des monnaies grecques et romaines; (volume 2)Chapitre 611 sur 1006 · Percy Gardner, Num. C/iron., 18S5, p · texte numérisé non relu

Percy Gardner, Num. C/iron., 18S5, p

ZACYNTHE

ville du Bruttium *. Zacynthe elle-même dut sans doute aussi son origine à l'intervention du dieu de Delphes ; de là, le type du trépied sur ses monnaies : nous savons par Plutarque qu'Apollon était le dieu suprême de l'île 3.

Artémis lunaire ou Séléné était, à Zacynthe, la compagne d'Apollon, d'où l'introduction des symboles de cette déesse sur les monnaies. On a trouvé sur le mont Elatos qui domine l'île 3, une inscription se rapportant à un temple d'Artémis 4. Enfin, la troisième divinité honorée d'un culte spécial à Zacynthe était Dionysos auquel se rapporte le canthare des monnaies que nous allons décrire ; nous verrons le même canthare à Corcyre.

L'abondance du monnayage de Zacynthe, qui débute vers l'an 520, confirme ce que nous savons de l'importance commerciale de l'île. Le système adopté pour la taille des monnaies est le système éginétique, avec un statère de 11 gr. 64 ; mais ce statère est divisé d'une manière toute parti-

culière ; il était partagé en trois drachmes de 3 gr. 88 équivalant au tétrobole ; audessous de la drachme de 3 gr. 88, on a le triobole de 1 gr. 94 et l'obole de 0 gr. 65 environ. La drachme de 3 gr. 88 (tétrobole éginétique) est spéciale à Zacynthe et son origine est assez obscure ; si le mode de division par tiers est emprunté à Corinthe, comme il se trouve appliqué au statère éginétique, la drachme qui en découle ne concorde ni avec la drachme corinthienne qui est de 2 gr. 90, ni avec la drachme attique qui est de 4 gr. 36. C'est probablement, comme nous le verrons ailleurs % à Crotone et dans quelques autres villes de l'Italie méridionale comme Tarente et Métaponte, que l'on doit chercher l'origine de la drachme zacynthienne de 3 gr. 88 6.

Dans la première période du monnayage, le statère ne paraît pas avoir été frappé ; on ne trouve que la drachme, le triobole ou hémidrachme et l'obole. Le triobole, de 1 gr. 94, était à peu près l'équivalent du diobole éginétique.

No 1262.

1262. — Trépied apollinaire surmonté de ses anneaux et entre les pieds duquel on voit un globe et un croissant.

1^. Carré creux partagé en six triangles par des lignes qui se croisent. JR, 15; drachme zacynthienne, 3 gr. 54 (coll. Leake, Cambridge 7).

1263. — Trépied. — fy. Carré creux pareil au précédent.

1. Strabon, VI, 1, 12; 2, 4; cf. Percy Gardner, Num. Chron., 1885, p. 84.

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