B. Head, p. 18, n°* 44 à 49 et pl. III
LES PHOCIDJENS A DAULIS
1388. — Même droit. — fy. Protomé de sanglier à droite, une patte avancée. Carré creux.
^.10; obole éginét, 0 gr. 95 (Paris) Pl. XLII, fig.12; — autres ex. variés : 1 gr. 07 (Paris) Pl. XLII, fig. 13; — 1 gr. 02 à 0 gr. 95 (Londres)
1389. — O— <D (rétrograde). Même tète de taureau de face.
fy. O. Protomé de sanglier à gauche, une patte avancée. Carré creux. JR. 10; obole éginét., 0 gr. 94 (Berlin) 2.
La lettre O du revers, remarque Cnide 8. La lettre O ou C ou u au revers, M. Imhoof-Blumer, affecte quelquefois La des oboles phocidiennes, doit être, comme formée ou u- C'est Vomicron bref que nous à Sicyone, L'initiale du mot 66oX6ç 4. avons déjà signalé sur les monnaies de
1390. — Même tête de taureau de face (sans légende).
fy. 00. Protomé de sanglier à gauche, une patte avancée. Carré creux. JR^ 10; obole éginét., 1 gr. 05 Paris, Pl. XLII, fig. 14; — autres ex., 1 gr. 01 ; 0 gr. 87 (Londres) 5.
1391. — Tête de taureau de face. — fy. La lettre <X> dans un carré creux. JR. 6; tartémorion égin., 0 gr. 26 (Paris) Pl. XLII, fig. 15.
La tête de taureau fait probablement, comme le pense M. Head 6, allusion aux hécatombes dont nous avons parlé plus haut et qui avaient lieu auprès de Daulis en L'honneur de Phocos, ancêtre mythique et protecteur du peuple phocidien. Pausanias nous apprend qifà Delphes, on offrait de semblables sacrifices à Neoptolème, fils d'Achille 7, et même une inscription amphictyonique mentionne l'immolation à ce héros d'un taureau qui est qualifié : ô (3o0; tou jjpwoç 8. A la basse époque, sur les mon-
naies phocidiennes, le bucrane est paré des bandelettes noueuses du sacrifice9.
La tète de déesse qui figure au revers des Lrioboles précédents, rappelle celle des monnaies contemporaines de TArcadie, de Corinthe <>t même de Cnide 10. Faut-il proposer ici, pour cette effigie, le nom de la nymphe Daulis, ou y reconnaître une Artémis, à cause du sanglier qui figure au revers de l'obole? Quoi qu'il en soit, il est remarquable que cette tète de femme a quelquefois (Pl. XLH, fig. 0) la physiono-