Svoronos, loc. cit., p. 22, n° 16 et pl. XXV
4. Svoronos, loc. cit., p. 20, n0* 7 et 8 et pl. XXV, 12, 13 et 14; B. Head, Central Greece, p. 25, n° 6 et pl. IV, 5.
5. lmhoof-Blumcr Monn. grecques, p. 149, n° 78 ; Svoronos, loc. cit., p. 20, n° 6, et pl. XXV, 11.
6. B. Head, Central Greece, p. 25, n° 10 et pl. IV, 9; Svoronos, p. 22, n° 17 et pl. XXV, 33.
7. Svoronos, loc. cit., p. 19, n° 1 et pl. XXV, 1 à 5 ; autres ex. de style plus récent. Svoronos, p. 24, n° 21 et pl. XXV, 44 à 47.
DELPHES
i 409. — Tête de bélier à gauche. — fy- Patère avec ombilic ; carré creux. 7; hémi-obole éginét., Ogr. 53 (Berlin) l.
Si l'on met hors rang les deux grandes pièces nos 1392 et 1393, qui sont exceptionnelles par leur rareté et leur intérêt, les monnaies que nous venons de décrire constituent, pour Delphes, seulement des têtes de séries dont le monnayage se prolonge durant tout le ve siècle et même une partie du ive 2. Tout cet ensemble compose ce que, dans les comptes delphiques postérieurs à 339 av. J.-C, on appelle le TiaXaîov âpyuptov, pour le distinguer du xo'.vov àpY'jptov OU àj-icpixT'jovtxov àpy'Jpiov 3. Aussi, lespiècesprécédentes méritentelles d'attirer l'attention à la fois par leurs types et par leur taille spéciale.
Le type de la tête de bélier (xapvôç) est, comme Ta reconnu Henri de Longpérier, un symbole d'Apollon en tant que dieu des troupeaux (Kapveïoç) 4. Apollon Carneios était le dieu national des Doriens '° ; il s'introduisit avec eux à Delphes et joignit ses atlributs à ceux d'Apollon delphinien et d'Apollon pythien 6.
La tète de bouc se trouve tout expliquée par ce passage bien connu de Diodore de Suite : « Une ancienne tradition rapporte que l'oracle de Delphes fut trouvé par un