‹ Traite des monnaies grecques et romaines; (volume 2)Chapitre 673 sur 1006 · Percy Gardner, op. cit., p. 25, n° 8 et pl. IV · texte numérisé non relu

Percy Gardner, op. cit., p. 25, n° 8 et pl. IV

LARISSE

Sur le groupe monétaire que nous venons de décrire, le type du cheval se présente sous deux aspects. Au droit des nos 1410 à 1412, nous avons une cavale dont l'attitude curieuse, quoique toute naturelle, a sans doute un sens mythique qui nous échappe. La perdrix et la cigale qui l'accompagnent rappellent les prairies et les champs fertiles où bondissaient les troupeaux de cavales thessaliennes. Le cheval au galop des n°» 1417 à 1421 paraît être plus directement le cheval de Poséidon, issant du rocher frappé par le trident du dieu, ainsi que nous le reconnaîtrons mieux dans d'autres villes thessaliennes.

Le héros Thessalos domptant le taureau (nos 1417 à 1421) que nous rencontrerons pareil sur les monnaies des autres villes, avait, comme nous l'avons dit plus haut, un caractère national. Ce type trouve en quelque sorte son commentaire dans l'épisode de la tragédie d'Electre où Euripide met en scène le thessalien Oreste immolant un taureau : « Entre autres mérites propres aux Thessaliens, on vante leur habileté à dépecer un taureau et à dompter les chevaux; prends ce fer, étranger, et montre que la réputation des Thessaliens est fondée. » Et Oreste, écartant les serviteurs d'Êgisthe, saisit le couteau et immole une génisse Longpérier a rapproché le type du taureau des monnaies thessaliennes d'un passage de Palaephate qui raconte qu'aux temps mythiques, sous le règne d'Ixion, déjeunes Thessaliens qui avaient dressé des chevaux parvinrent, en les montant, à poursuivre et détruire des troupeaux de taureaux sauvages qui ravageaient les pentes du mont Pélion 2.

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