‹ Traite des monnaies grecques et romaines; (volume 2)Chapitre 696 sur 1006 · Num. Chron., 1897, p. 277 et pl. XIII · texte numérisé non relu

Num. Chron., 1897, p. 277 et pl. XIII

4. A. de Sallet, Beschreibung der antiken Mûnzen in Berlin. Cab., t. II, p. 106, n° 7; cf. lmhoof- Blumer, Monn. grecg., p. 85, nos 95 et 96; B. Head, Catal. Macedonia, p. 153, n° 3.

LES ORRESKIENS

R^. Carré creux partagé en quatre petits carrés réguliers, le champ granulé. M 13 ; trihémi-obole, 0 gr. 85 (Paris) Pl. XL VI, fig. 3 l.

Nous décrivons plus loin, au chapitre d'Acanthe, des monnaies anépigraphes, au type du taureau, qui pourraient appartenir aux Orreskiensou aux Ëdoniens.

Les monnaies qui précèdent, dont la plus lourde pèse 28 gr. 69, se rattachent sans aucun doute à l'étalon de 29 gr. 08 que nous avons adopté pour la série des Ëdoniens. Dans ce système, le poids normal du diobole estl gr. 21 ; celui du trihémi-obole, 0 gr. 90; celui de l'obole, 0 gr. 605.

A propos des octodrachmes nos 1461 et 1462, d'une conservation parfaite et d'une frappe dont l'habileté technique mérite d'être signalée, nous insisterons de nouveau sur l'importance de ces beaux monuments numismatiques pour l'histoire de l'art grec au commencement du ve siècle.

Remarquez la fougueuse énergie du style : les traits accentués du bouvier, son œil énorme, présenté de face, à l'orientale, sa large poitrine et ses robustes épaules; les cornes droites des taureaux, leur puissante musculature font songer aux grands taure;uix à tète humaine des sculptures assyriennes qui, toutefois, accusent plus de raideur, moi us de grâce et de souplesse; rappelons aussi les taureaux bondissants du célèbre gobelet d'or de Vaphio, et ceux, non moins admirables, de quelques intailles de l'époque mycénienne, et reconnaissons dans ces artistes animaliers, d'époques si diverses et si éloignées les unes des autres, de merveilleux interprètes de la nature vivante, de lointains ~et dignes précurseurs de Myron.

Groupe B. — du guerrier domptant son cheval.

1467. — nPHSKIOU. Guerrier debout domptant son cheval qui s'élance à droite; le héros est barbu, coiiïé de la causia, vêtu d'une tunique courte ; des deux mains il saisit la bride du cheval qui se cabre.

fy- Carré creux partagé en quatre triangles par deux diagonales. M 19; slatèrc, 9 gr. 57 (Luynes) Pl. XL VI, fig. 4; — autre ex., 9 gr. 90 [Londres) 2.

1468. — npi-UKIOM. Guerrier domptant son cheval, comme ci-dessus. 1^. Carré creux partagé en quatre petits carrés réguliers.

M 19; statère, 9 gr. 09 (Londres) Pl. XLVI, fig. 5 \

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