Justin, VII, i
5. Sur l'admirable site d'/Egre (Edesse), voyez E. Curtius, Hist. grecque, t. V, p. 20-21.
ALEXANDRE 1er, ROI DE MACÉDOINE
Philippe Ier (vers 621) ; puis, Aeropos Ier (vers 588); puis, Alcétas; puis Amyntas Ier, qui règne de 540 à 498 environ et sur lequel Hérodote fournit quelques renseignements historiques positifs. Ilannexaà son royaume la Piérie et une portion de la Botliée. Après l'expédition de Darius en Scythie, en 513, le satrape Mégabaze chargé d'envahir l'Europe, ayant conquis la Pœonie, envoya réclamer à Amyntas la terre et l'eau. A dater de ce moment, la Macédoine fut tributaire des Perses dont l'empire s'étendit ainsi jusqu'à la frontière thessalienne *. Amyntas entretint des rapports amicaux avec Hippias, tyran d'Athènes; après la chute de ce dernier, il lui offrit la ville et le territoire d'Anthémos qu'Hippias, d'ailleurs, n'accepta point 2. Toutefois, ceci montre que la civilisation grecque avait déjà pénétré en Macédoine. Amyntas Ier ne paraît pas avoir battu monnaie, à moins, — ce qui est peu probable, — qu'on ne doive lui attribuer les plus anciennes des pièces anépigraphes qui sont classées au règne de son fils Alexandre Ier.
Ce dernier, auquel les historiens anciens donnent le surnom de Philhellène, régna de 498 à 454. Pour se concilier l'amitié des Perses qu'il avait d'abord irrités en faisant massacrer leurs ambassadeurs, mais dont il demeura toujours le tributaire, il donna en mariage sa sœur Gygéa au satrape Bubarès 3. En 492, il dut faire bon accueil à Mardonius et, plus tard en 480, lors de l'invasion de Xerxès, il figura dans les rangs de l'armée perse. Alexandre jouissait de la confiance de Mardonius; comme il se récla-