‹ Traite des monnaies grecques et romaines; (volume 2)Chapitre 709 sur 1006 · Imhoof-Blumer, op. cit., p. 109, n°* 179 à · texte numérisé non relu

Imhoof-Blumer, op. cit., p. 109, n°* 179 à

causia et vêtu de 3a chlamycle ; de la main gauche il tient la bride de son cheval et de la main droite deux lances horizontales. Grènetis.

Rt. AAE I ZA I NA ! PO, sur la marge d'un carré creux ; au centre, dans un carré de lignes, une tête de lion à droite, la gueule béante, une patte avancée.

M 15; triobole, 2 gr. 24 trouée (Paris) Pl. XLVIII, fig. 16; — autre ex., 2 gr. 04 (Berlin) \

1538. — Cavalier macédonien, allant au pas à droite, comme ci-dessus; de la main gauche il tient les deux lances un peu écartées.

1^. Protomé de lion à droite, les deux pattes avancées. Carré creux.

M. 15; triobole, 2 gr. 26 (Luynes) Pl. XLVIII, fig. 18; — autres ex., 2 gr. 31 ; 2 gr. 47 (Berlin) \

Des pièces aux mêmes types, mais de style plus récent, sont du règne de Perdiccas II 3. Celui-ci succéda à Alexandre Ier et régna de 454 à 413; ses monnaies, les unes à son nom, les autres anépigraphes, sont

taillées suivant le même système que celles d'Alexandre Ier. Après Perdiccas II, Archélaus Ier (413 à 399) réforma le système monétaire et introduisit en Macédoine le statère de 11 grammes.

§ X. — ^Egse.

La ville d'sEgœ (Al^ et -Alyal) fondée par Caranos, comme nous Pavons raconté plus haut, paraît avoir été l'acropole d'une ville plus ancienne appelée Édesse, dont Strabon signale l'existence dès le temps de la guerre de Troie 4. iEgrc absorba sa voisine et demeura la capitale du royaume macédonien jusque vers le milieu du règne d'Alexandre Ier le Philhellène. Mais située sur un contrefort occidental du mont Bermion, vers la source d'un petit torrent, affluent du Lydias, dans une admirable position stratégique, ^Ega3 se trouvait trop

isolée commercialement. Alexandre Ier transféra sa résidence à Pydna, en Piérie, dès qu'ayant reculé les frontières de ses États, il eut l'ambition de se mettre plus directement en relation avec le grand mouvement politique et commercial dont la mer Égée était le champ d'action 8. Ce fut sans doute à partir de cette époque ou peu après, que le nom d'^Egœ tomba en désuétude et fut remplacé par l'ancien nom d'Édesse ("Eoeaaa) : sous cette dernière appellation, elle demeura toujours une ville sacrée pour les Macédoniens et c'est

1. A. de Sallet, Beschreibung, t. 11, p. 182, n° 4; 4. Strabon, X, 1, 15.

clZeit. furNum., t. III, p. 52. 5. E. Curtius, Hist. grecq., t. V, p. 24; cf. ci-

2. Beschreibung, t. II, p. 177, nos 94 et 95. dessus, p. 1079.

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