‹ Traite des monnaies grecques et romaines; (volume 2)Chapitre 713 sur 1006 · Head, Catal. Macedonia, p. 38, n<» 14 et · texte numérisé non relu

Head, Catal. Macedonia, p. 38, n<» 14 et

2. Comparez, pour Célendéris, ci-dessus, p. .'i.'il et notre pl. XXV, fig. 1 à 3; pour Paros, ci-après.

3. D'après ce principe, la pièce au bouquetin agenouillé, qui a fait partie d'une trouvaille de pières archaïques en Egypte publiée par .M. H. Dressel, doit être classée à Célendéris, puisqu'elle pèse 5 gr. 8j (II. Dressel, Zeit. fûr Nttm., t. XXII, p. 248, n° 62, unbestimmt).

. droite (ne détournant pas la tête).

[Londres) \

tienne n° 1-498), le monogramme ZE a été considéré comme étant les initiales du nom de la ville d'Édesse; les lettres A A sur les pièces n" 1544 et 1545 (et aussi 1524) ont été interprétées par le nom du roi Alexandre; entin, la lettre ou signe O, sur les pièces n0* 1546 à 1548, serait l'initiale du nom de la ville de Therma. Ces interpréta lions ne sont guère vraisemblables.

D'abord, il serait singulier que sur des pièces du même atelier, aux mémos types et contemporaines, on eut grave, tantôt un nom de ville, tantôt un nom de roi. On ne peut guère admettre que le monogramme composé des lettres AE doive se lire de droite à gauche, EA ; enfin, il semble que le nom officiel de la ville dont il s'agit, était plutôt yEga? qu'Edesse, au temps d'Alexandre Ier Philhellène ;.

Je suis donc porté à voir, dans les lettres et monogrammes que nous avons relevés, simplement des initiales de noms de magistrats monétaires. Ces signatures commen-

4. Sur la drachme, nc 1408, classée aux Bisaltes le monogramme est gravé sur la cuisse du cheval : place qui ne saurait convenir au nom de la ville d'émission d'une monnaie. On ne peut, non plus, songer à lire le monogramme en question /E (au lieu de /£) pour y retrouver le nom du roi Aeropos 1er. La lecture cst certaine; d'ailleurs, ce n'était pas l'usage pour les rois de faire inscrire sur les monnaies leur nom en monogramme.

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cent à paraître sur les monnaies grecques dès 480, et nous en trouverons d'analogues à Ichnse, à Acanthe, à Thasos, à Eion et dans d'autres villes de la région thracomacédonienne *. Pourtant, en ce qui concerne les lettres AA? leur interprétation par 'AXe(jav8po; a. quelque chose de séduisant; elles s'appuye sur la présence des mêmes lettres AA sur des monnaies au type du cheval, dont l'attribution à Alexandre Ier est certaine (ci-dessus, n° 1524) ; il paraît même qu'il existerait une pièce analogue avec la légende AAm, ce qui mettrait hors de doute l'interprétation qui nous rend si perplexe 2.

Quant à la lettre ou signe Q ou on ne saurait y voir le nom de la ville de Therma (Thessalonique). Il est même douteux qu'il s'agisse d'une lettre; on a proposé d'y reconnaître l'image sommaire

d'un bouclier macédonien, parce qu'en effet ce symbole est fréquent sur les monnaies thraco-macédoniennes ; M. Imhoof-Blumer a même pu former un groupe considérable des pièces qui en sont pourvues 3. Mais ces monnaies, bien qu'appartenant au même temps et à la même région, constituent un ensemble assez hétérogène qui ne fournit pas l'explication du symbole en question : nous l'avons rencontré sur les monnaies des Bisaltes et celles de Gétas, roi des Édoniens; nous le retrouverons à Acanthe, à Eion, à Lété, à Ichnœ, à Thasos, à Abdère, à Sôlymbrie et ailleurs encore. Nous savons déjà que la fleur liliacée (peut être la rose ou l'acanthe) qui paraît sur notre n° 1549 a aussi un caractère universel dans la région thraco-macédonienne (voyez ci-dessus, p. 1048 et ci-après à Acanthe).

§ XI. — Ichnse.

"tyvai, ethnique, 'fyvatoç. Cette ville était à Test de Pella, entre le cours de l'Axios et celui du Lydias, dans le canton maritime appelé la Boltiée. Hérodote raconte que la flotte de Xerxès y fit escale avant d'envahir la Grèce 4. Les monnaies datent de cette époque ou des années qui précèdent 480. Après la défaite de Mardonius à Platées en septembre 479, son lieutenant Artabaze, accompagnant Xerxès et opérant

sa retraite vers le nord, à la tête de 60,000 hommes, se trouva assez fort pour tirer vengeance des villes de la région macédonienne qui, à la suite de son premier passage, s'étaient montrées favorables aux Grecs. Potidée, Olynthe furent ruinées; ceux des Bottiéens qui ne périrent pas dans le massacre, furent réduits en esclavage et emmenés en Asie. Ichnse disparut dans la tourmente et il n'est plus question

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