Sallet, Zeit. fur Num., t. 111, p. 133 et pl. II
5. B. Hcad, Calai. Macedonia, Introd., p. XIX et ci-dessus, p. 1103.
ICHN^
1553. — hniÀH+l (= 'fyvafov). Le même guerrier retenant son cheval qui se cabre, mais le groupe est tourné à droite ; dans le champ, deux globules.
1^. Roue traversée par un épais fuseau arc-bouté par des traverses en arc de cercle. Carré creux.
M 22; stalère, 9 gr. 48 (Berlin) Pl. XLIX, fig. 12 l.
1554. — HOÀh+l (= 'Iyvaov). Le même type, tourné à gauche (sans globules dans le champ). — 1^. Roue à quatre rais, dans un carré creux.
M 22; stalère, 9 gr. 20 (Londres) Pl. XLIX, fig. 13 \
Le guerrier retenant son cheval qui se cabre s'est rencontré déjà sur des statères des Orreskiens (Pl. XLVI, fig. 4 et 5) et nous le trouverons encore ci-après sur le statère à la légende TVNTENON (Pl.
XLIX, fig. 14). Il paraît que toutes ces pièces ont fait partie de la même trouvaille 3.
Si rares qu'ils soient, les statères d'Ichnge présentent des variétés paléographiques dignes d'être signalées. On a les trois formes :
IV/VAIO/V
\+NkON
\+Nk\ClN
Les monnaies de Gétas, roi des Edoniens, nous ont déjà fourni des variantes du même genre. La forme archaïque du ¥ (/J s'est rencontrée à Chalcis d'Eubée 4 ; quant à la forme de cmisette à branches égales, donnée à Ja même lettre (+ = yj sur les monnaies qui paraissent les moins anciennes, elle mérite d'être signalée à cause
1. Imhoof-Blmner, Monn. f/recq., p. 78 et pl. G, 18; B. Ilead, Hist. numor., p. 178.
2. A. de Longpérier, Rev. mim., N. S. t. XV, p. 168 ; F. Bompois, Num. Chron., 1874, p. 177; B. Head, Calai. Macedonia, p. 76; Hist. numor.,
des circonstances suivantes : On a découvert récemment une drachme de Chalcis qui porte, en contremarque, une lyre accompagnée des lettres |+/V 5. J'ai établi que cette contremarque, au type de la ligue Olynthienne, n'avait pu être appliquée sur celte drachme eubéenne, que vers le moment de la chute d'Olynthe en 347. En outre, j'ai proposé de reconnaître dans les trois lettres les initiales d'Ichnse
dont, conséquemment, la ruine, en 479, ne fut pas aussi irrémédiable que les historiens le laissent à entendre : il résulte de là qu'Ichnse avait reconquis une certaine importance au milieu du ive siècle, puisqu'on contremarqua à son nom le numéraire étranger dont la ligue Olynthienne avait besoin pour lutter contre Philippe; il est curieux de constater que dans cette contremarque on reprit la forme + donnée au /, cent trente ans auparavant, sur les monnaies d'Ichnœ décrites plus haut.
p. 178; A. de Sallet, Zeil. fur Num., t. III, p. 132 et pl. II, 2.