‹ Traite des monnaies grecques et romaines; (volume 2)Chapitre 785 sur 1006 · Num. Chron., 1899, p. 286, n« 23 et pl. XVI · texte numérisé non relu

Num. Chron., 1899, p. 286, n« 23 et pl. XVI

INCERTAINES DÉ THRACE, DE MACÉDOINE ET DES ILES ÊGÉENNES

Sur les monnaies qui précèdent (nos 1839 à 1856), l'élément essentiel qui devrait aider à en fixer l'attribution est le fleuron stylisé, dont le galbe général est celui du calice de la fleur de lis (cf. ci-dessus, p. 1184). On a beaucoup écrit sur cette fleur emblématique, sans que l'attribution de ces pièces ait fait un pas. Il faut seulement protester contre l'opinion qui voudrait, depuis Ludwig Millier, attribuer ces pièces à la Cyrénaïque, en regardant la fleur en question comme étant le silphium l. Sans nous occuper de la forme qui est donnée à la fleur et qui est plus ou moins conventionnelle comme sur les vases peints cyrénéens 2, nous dirons que ni le poids, ni le style, ni l'aspect extérieur, ni les trouvailles n'autorisent à regarder ces pièces comme cyrénéennes. Un coup d'œil jeté sur nosplanches des monnaies véritablement cyrénéennes suffira pour désillusionner l'esprit le plus prévenu. Mais quelle que soit la véritable

patrie de ces pièces dans la région thracomacédonienne ou quelqu'île des Cyclades, je ne serais pas éloigné de penser qu'ici encore, comme sur de nombreuses pièces des Derroniens, que nous avons décrites plus haut, c'est la fameuse rose macédonienne que nous devons reconnaître sous une forme pour ainsi dire héraldique et abrégée, analogue à la stylisation de la fleur d'acanthe en sculpture.

Les revers des pièces que nous venons de décrire offrent, comme beaucoup d'autres séries thraco-macédoniennes, d'abord le carré creux partagé en quatre triangles par des diagonales qui se croisent au centre, puis le carré creux partagé en quatre petits carrés. On a enfin un troisième carré creux rempli d'une rosace épanouie, type qui paraît avoir pris naissance à Milet et s'être, de là, répandu dans des ateliers de la côte d'Ionie, des îles égéennes et jusque dans la région thraco-macédonienne.

1857. — Lion à gauche, dévorant sa proie, sa queue ramenée sous son ventre; au dessus, une fleur lotiforme ; dessous, une tête de Gorgone. Grènetis. 1^. Protomé de sanglier ailé bondissant à droite. Carré creux. JR. 23; tétradrachme euboïque, 17 gr. 19 [Paris) Pl. LIX, fig. 14; — autre ex., 17 gr. 17 [coll. Herm. Weber)

No 1838.

1858. — Variété, avec la protomé de sanglier ailé bondissant à gauche.

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