‹ Traite des monnaies grecques et romaines; (volume 2)Chapitre 797 sur 1006 · Des bronzes d'une époque tardive étaient na · texte numérisé non relu

Des bronzes d'une époque tardive étaient na

guère encore classés à Pœessa (B. Head, Hist. numor., p. 412). M. Imhoof-Blumer a démontré qu'il s'agit en réalité de pièces de Céos in (jeneve, frappées probablement à Julis après Alexandre, et sur lesquelles la légende véritable KEIQN a été mal lue ou altérée. Imhoof-Blumer, Griechische Mùnren, p. 12.

7. Dans certains cas, on pourrait croire que le poisson figuré est un thon et non pas un dauphin; cependant, sur les pièces bien conservées des trois villes, on distingue sans hésitation un dauphin.

céos (carthéa)

leurs suites monétaires se développent parallèlement, d'une manière identique.

Les types monétaires de ces trois villes se rapportent au mythe du dieu Aristée, (ils d'Apollon suivant les uns, fils de Dionysos suivant d'autres ; il a des attributs qui rappellent ces deux grandes divinités. Aristée était un dieu champêtre qui apprit aux bergers à cailler le lait, à élever les abeilles et à fabriquer de l'huile avec les olives. A Céos, une peste ayant éclaté par

suite des chaleurs de la canicule, c'est-àdire pendant les jours de la constellation du Chien, Aristée pria Zeus d'envoyer les vents étésiens pour faire cesser les miasmes pestilentiels. L'étoile Sirius fait partie de la constellation du Chien. Voilà pourquoi sur les monnaies des villes de Céos du ive siècle ou post-alexandrines, on voit figurer la tête du dieu Aristée, le chien Sirius et l'abeille 1 .

Carthéa.

L'abondance des monnaies primitives de Carthéa témoigne de la richesse et de l'activité commerciale de celte ville avant les guerres Médiques. Les plus anciennes remontent jusqu'à la fin du vn° siècle. Ce sont des pièces globuleuses de poids éginétique, au type de l'amphore, comme celles d'Andros, et avec le même carré creux. Ce

qui les distingue, c'est qu'à coté de l'amphore, il y a toujours un dauphin, tandis que les monnaies d'Andros en sont dépourvues. Ajoutons enfin, que les monnaies de l'île de Céos qui ont pour type essentiel une grappe de raisin ont été longtemps attribuées à Carthéa : elles sont de Julis, comme nous le verrons ci-après.

1875. — Amphore; dans le champ à droite, un dauphin, la tête en bas. 1^. Carré creux partagé en quatre triangles par deux diagonales. M. 13 ; triobolë égin., 3 gr. (Paris) Pl. LX, fig. 5.

1876. — Amphore; dans le champ à droite, un dauphin, la tête en haut, t^. Carré creux partagé en huit triangles en creux et en relief.

JK 20; stat. égin., \ 1 g. 81 (Londres) Pl. LX, fig. 6; — 11 gr. 35 (Berlin)

1877. — Même description.

JR. 13; triobole égin., 2 gr. 86 (Berlin) Pl. LX, fig. 7 3.

1. A. de Longpérier [OEuvres, publiées par G. Schlumberger, t. II, p. 518 et pl. XI, 7) a proposé de classer à Céos, une pièce d'argent de la trouvaille de Myt-Rahineh, au type de l'abeille, que nous avons reportée à Éphèse; M. Imhoof-Blunier proposerait pour cette drachme et le petit groupe auquel elle appartient, File d'Anaphé. Voyez ci-dessus,

p. 274, n°s 435 à 436 bis.

2. W. Wroth, Calai. Crelc, etc., p. 90, n° 17 et pl. XXI, 8; hnhoof-Blumer, Griech. MUnzen, p. 13, n° 22. Les pièces décrites par M. Imhool' sous le n° 21 sont d'Andros et non de Carthéa.

Page 1