Wrofh, Crète, etc., p. 121, n° 4, pl. XXVIT
l'A K OS
/R14; tétrobole éginét., 3 gr. 97 (Londres) Pl. LXI, fig. 28 1 : — autres ex., 3 gr. 85 (Berlin) ; 3 gr. 91 (Londres) ; 2 gr. 95 fruste (Paris) 2.
1944. — Même description.
M 9; hémi-obole égin., 0 gr. 55 [Paris Pl. LXI, fig. 29 ; — autre ex., Ogr. 54 (Londres) \
1945. — Tête d'Artemis, à droite, avec pendants aux oreilles, les cheveux ceints d'une bandelette, relevés sur la nuque et formant chignon.
1^. (J>|na (sic). Aigle debout à droite; en haut, derrière l'aigle, une sorte de feuille (?) émergeant de l'angle du carré creux.
M 10; obole éginétique, 0 gr. 84 (Paris) Pl. LXI, fig. 30.
La tè Le d'Artétnis, sur l'obole n° 1945, caractérisée par sa coiffure el ses pendants d'oreilles, est différente de La tête d'éphèbe qui ligure sur les pièces précédentes, où nous avons reconnu Apollon "Evotypos '. On a rapproché ces remarquables elligies mo-
nétaires des sculptures du début du ve siècle trouvées à Athènes et à Olympie :;.
A partir de l'établissement de L'hégémonie athénienne, Siphnos ferma son atelier monétaire pour ne le rouvrir que vers la lin du v° siècle.
§ VIII. — Paros.
Célèbre pour ses carrières de marbre, Paros, l'une des plus importantes des Cyclades, n'était séparée de Naxos que par un large canal. Elle fut primitivement habitée par des Gré tois et des Arcadiens ; son nom lui vint, dit La tradition, de Paros, fils de L'Arcadien Parrhasios u. Colonisée ensuite par les Ioniens, elle devint rapidement assez puissante pour envoyer ellemême des colons à Thasos, à Parion sur
La Propontide el à Pharos sur la côte d'il lyrie \ Après La bataille de Marathon en 490, Miltiade entreprit, mais en vain, d'imposer à main armée le joug athénien à Paros 8. A cause, sans doute, de cette agression, les Pariens refusèrent de prendre part a la bataille de Salamine : ils se réfugièrent à Cylhnos, attendant l'issue des événements9. Pourtant, à la suite de la victoire des Grecs, ils se réconcilièrent avec