G. Busolt, Griech. Geschichte, t. II, p. 324, note
3. Hérodote, V, 32 et suiv.; cf. E. Curtius, Uist. grecque, t. 11, p. 200 et suiv.
NAXOS
tagne furent réduits en esclavage » 1 . à-dire entre la fin du vne siècle et l'an 490,
Après cet acte de vengeance, la flotte par- date de la dévastation de l'île. Elles sont
tit pour Délos, puis cingla vers TEubée. taillées dans le système éginétique; la pre-
Les monnaies de Naxos que nous allons mière (n° 1949) qui suit l'étalon milésiaque
décrire se placent au milieu des événe- est d'attribution douteuse, ments que nous venons de résumer, c'est-
1949. — Tête de Satyre à droite, avec des oreilles de cheval et une longue barbe pointue, les cheveux frisés sur la nuque.
1^. Carré creux rude, quadripartit.
M2i ; statère milésiaque, 13 gr. 69 (Londres) Pl. LXII, fig. 4 2.
Ce statère a fait partie de la fameuse à Thasos ; mais le poids paraît s'opposer
trouvaille de Théra, en 1821. Le style de la à l'une ou à l'autre de ces attributions ; it
tête du Satyre, très archaïque, permet de faut peut-être admettre que Naxos, comme
placer la pièce vers l'an 550. A cause de Siphnos, étalonna, à un moment donné,
son type, les uns ont pensé qu'elle apparte- ses monnaies sous l'influence politique et
nait à l'île de Naxos, d'autres ont songé commerciale de Milet ou de Mélos.
1950. — Canthare dionysiaque d'où émerge une feuille de lierre; à chacune des deux anses est suspendue une grappe de raisin.
ï^. Carré creux partagé en quatre petits carrés.
21 ; statère éginét., 12 gr. 35 (Luynes) Pl. LXII, fig. 5; — autres ex., 12 gr. 50 (Paris) ; 12 gr. 37; 1 1 gr. 60 (trouvés à Théra en 1821) 3.
1951. — Variété; la lèvre du canthare est ornée d'une couronne de feuilles de lierre ; le pied est orné d'un grènetis.
M 21; statère éginét., 12 gr. 46 (Paris) Pl. LXII, fig. 6; — variétés, 12 gr. 38 à 11 gr. 60 (Paris et Londres) \
1952. — Canthare dionysiaque d'où émerge une feuille de lierre. 1^. Carré creux partagé en quatre petits carrés.