‹ Traite des monnaies grecques et romaines; (volume 2)Chapitre 829 sur 1006 · K. Regling, Z. f. Num., t. XXV, p. 41, note · texte numérisé non relu

K. Regling, Z. f. Num., t. XXV, p. 41, note

3. Voyez l'excellente étude sur ces monnaies, de M. K. Regling, Zeit. fur Num., t. XXV, p. 39 et suiv. M. P. Gardner (Catal Peloponn., Introd. p. lu) pense que l'attribution à Argos de pièces au type de deux dauphins n'est pas invraisemblable; sur

comme on Ta fait, que ce diobole a été frappé à Égine.

autre ex.,

caractéristique. D'autre part, nous savons que les deux dauphins constituaient l'emblème héraldique, le napaar^ov de Théra:

en effet, sur un décret rendu à Théra en faveur d'un certain Gleitosthénès, on voit, au dessus du texte, deux dauphins. Or, il a été démontré que, souvent, les décrets des villes étaient ainsi surmontés des emblèmes particuliers à ces villes ; on en a de nombreux exemples b .

L'atelier monétaire de Théra fut fermé au moment des premières guerres médiques, comme celui de la plupart des Cyclades. Il ne devait être rouvert que vers le milieu du ive siècle, époque où il frappera des pièces à types variés, parmi lesquels, celui des trois dauphins. Ces pièces ont alors la légende OH, 0HP, et plus tard 0HPAION ■

En 1821, on fit à Santorin (Théra), une très importante découverte de 760 monnaies grecques primitives à types divers : cette trouvaille, ainsi que M. W. Wroth Ta fait ressortir, peut être considérée comme donnant en partie le tableau des monnaies qui alimentaient la circulation commerciale dans

l'attribution à Ténos, voyez Svoronos, Bull. corr. hell. 1893, p. 476.

4. Wroth, Num. Chron., 1890, p. 323, n°23; K, Regling, Zeit. fur Num., t. XXV, p. 39.

5. H. Lechat, Bull, de corresp. hellén., t. XIII, p. 514; G. Perdrizet, même recueil, t. XX, p. 549 et suiv. ; Inscript, graecae insularum, t. 111, n° 326 ; K. Regling, Zeit. fur Num., t. XXV, p. 41.

1967. — Deux dauphins nageant en sens inverse.

Carré creux quadripartite M 9; obole égïnét, 0 gr. 87 [Berlin) PL LXII, fig. 20 1 ; — 1 gr. 05; 1 gr. 02 2.

LA CRÈTE (CNOSSOS

les îles de la mer Egée au vie siècle 1 . Des dépots de monnaies primitives également précieux ont été déterrés à Milo (Mélos) 2, dans une île incertaine desCyclades 3, et à plusieurs reprises en Egypte 4. Ils contenaientprincipalement des monnaies archaïques des îles égéennes, de Corinthe, d'Athènes, de l'Eubée, de la région thracomacédonienne, de la cote d'Ionie et de Carie, de la Cyrénaïque, que nous avons

décrites à leurs places respectives. Dans toutes ces trouvailles, on constate, mélangées les unes avec les autres, des pièces qui suiventles étalons éginétique, euboïque et milésiaque, suivant leurs origines diverses. Il s'est rencontré aussi, dans les trouvailles d'Égypte, de nombreuses pièces d'imitation, de style barbare et de poids irrégulier, frappées sur place par les colons grecs 5.

§ XII. — La Crète

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