‹ Traite des monnaies grecques et romaines; (volume 2)Chapitre 832 sur 1006 · Tome II · texte numérisé non relu

Tome II

foyer des plus anciennes traditions helléniques, cette grande île eut aussi, avec D»dale et son école, la gloire d'initier la Grèce continentale aux arts plastiques et de diriger les premiers pas de la sculpture grecque dans le rendu de la figure humaine Mais essentiellement tradilionnalistes et respectueux de leurs vieux usages, les Crétois demeurèrent de longs siècles sans éprouver

5. Nous insistons sur ce point important. Dans ces trouvailles d'Egypte, outre les monnaies d'origine grecque apportées par le commerce, il s'est rencontré de nombreuses pièces de fabrique inhabile et de poids très irrégulier, et même de simples lingots sans types; nous devons considérer ces pièces comme l'œuvre des colons grecs établis en Egypte et imitant les monuaiesde leur mère-patrie : ces contrefaçons irrégulières sont les premières monnaies qui aient été frappées en Egypte. Nous ferons une constatation analogue pour la Gaule, en étudiant la composition du trésor d'Auriol.

G. Le t. 111 des Monuments antichi publiés par l'Acad. des Lincei est presque un Corpus des inscriptions crétoises archaïques, publiées et commentées par D. Comparetti.

7. M. Collignon, Hist. de la sculpt. grecque, t. I, p. 110 et suiv. ; G. Perrot, Hist. de Vart dans l'antiquité, t. VIII, p. 426 et suiv.

LA CRÈTE (CNOSSOS

le besoin d'avoir la monnaie comme in ter- de Tile, à quelques kilomètres de la mo-

médiaire de leurs échanges commerciaux, derne Candie (Héracleion), Cnossos fui la

semblables en cela aux Égyptiens et aux capitale de Minos, fils deZeus et de la nym-

Phéniciens avec lesq uels ils furent en cons- phe Europe ; ses ruines ont été explorées par

tants rapports, dèsles tempslesplusreculés. M. Arthur Evans qui y a retrouvé les plus

M. Barclay Head ne fait débuter le mon- intéressants vestiges de la primitive civili-

nayage de la Crète qu'après 480 l. Jusque sation crétoise. Au temps de l'apparition

vers 460, les seules villes qui aient un de la monnaie en Crète, l'histoire de Cnossos

atelier sont Cnossos, Eleutherna, Gortyne, est très obscure. Nous savons seulement

Itanos, Lyttos, Phaestos et Prsesos : elles qu'à cette époque, Cnossos était jalousée

appartiennent à la portion orientale de l'île ; par ses voisines, Lyttos et Gortyne . En 490,

l'étalon qui règne dans toute la Crète, aux une révolte intestine qui eut lieu à Cnossos,

ve et ive siècles, est l'étalon éginétique. chassa Ergotélès, fils de Philanor, person-

La seule ville dont nous puissions donner nage qui, plus tard, notamment en 472,

ici la tête de série, comme rentrant dans devait être vainqueur dans différents jeux,

notre cadre chronologique, est Cnossos à Olympie 2: c'est peut-être à la suite de

(Kvwjoç, quelquefois Tvwaoç, et plus tard cette révolution que la monnaie fait son

Kvwcrffoç). Située sur la côte septentrionale apparition à Cnossos.

1968. — Le Minotaure, sous la forme d'un homme à tète de taureau, courant à dr. en détournant la tête, le genou droit presque à terre; dans chaque main, Tune levée, l'autre baissée, il tient une grosse pierre (^epjxàStov).

1^. Le labyrinthe, sous l'aspect d'une croix formée de méandres carrés; au centre, cinq globules en étoile ; dans les cantons de la croix, de petits carrés très enfoncés, au centre desquels est un globule. Carré creux.

JK 20; statère éginétique, 11 gr. 97 (Londres) Pl. LXII, fig. 21 3.

1969. — Le Minotaure courant à gauche, en détournant la tête, le genou gauche presque à terre; dans chaque main, il tient une pierre. Grènetis.

1^. Le labyrinthe, comme ci-dessus; au centre, une rosace à quatre pétales; dans les cantons de la croix, de petits carrés très profonds. Carré creux. ^25; stat. égin., 11 gr. 40 (Paris) PL LXII, fig. 22 4; — autre, 11 gr. 52 5.

1970. — Variété, avec la lég. MOh >l (Kvo<y.) au droit. 25; stat. égin., 11 gr. 71 (Herm. Weber) 6.

1. B. Head. Hist. numorum, p. 385; cf. W. W. Wroth, Catal. Crète, p. 18, n° \ et pl. IV, 7. Wroth, Crète and aegean lslands, lntrod., p.xiv. 4. Svoronos, op. cit., p. 65, n° 3 et pl. IV, 24.

2. Pausanias, VU, 4, 11 ; Pindare, Olymp., 12, 19; 5. Berlin. Svoronos, op. cit., p. 65, n° 2.

cf. Svoronos, Numism. de la Crète, t. 1, p. 60. 6. Svoronos, op. cit., p. 65, nù 4 et pl. IV, 25.

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