IV. — Siris et Pyxus
Les monnaies incuses décrites dans ce paragraphe ont été frappées par deux villes lucaniennes associées, Siris et Pyxus.
Siris (STptç, ethn. EipÊr/jç) était à l'embouchure de la rivière du jmême nom (aujourd'hui le Sinno), sur le golfe de Tarente, au sud d'Héraclée ; elle servait de port à Pandosia 4. Elle se prétendait d'origine troyenne 5; vers la fin du vne siècle, elle fut colonisée par des Ioniens de Golophon fuyant la domination lydienne 6. La fertilité de son territoire est vantée par les an-
ciens 7 ; de bonne heure, elle passa sous l'hégémonie de Sybaris et devint ainsi une colonie achéenne 8.
Pyxus ou Pyxonte (iluSjoûç, ethn. noÇoâvxioç), s'appela plus tard Buxentum : c'est aujourd'hui Policastro, sur la mer Tyrrhénienne, au fond du golfe de Laos. On ne sait rien de son origine, sinon que vers 471, elle reçut une colonie nouvelle qu'y installa Micythos, tyran de Messana 9 : à cette époque, elle avait cessé de battre monnaie depuis longtemps.
2083. — MO | Vfèl^AA (StpTvoç, rétrogr.) Taureau débouta gauche sur une ligne de grènetis, détournant la tête à droite. Grènetis entre deux cercles.
X\H (Ilui, rétrogr.). Le même taureau en creux, à dr. Cercle dentelé. M, 29 ; stat., 8 gr. 05 [Luynes) Pl. LXVII, fig. 1 ; — autre, 8 gr. 25 {Paris).
2084. — M | OhHlHM (Eiptvoç, rétrogr.). Taureau debout à gauche, détournant la tête à droite; il est sur une ligne de grènetis. Cordelette perlée.
1^. nvX0£M (Uu^oeç). Le même taureau en creux, à droite ; au pourtour, cercle entre deux rangs de hachures.
M 29; statère, 8 gr. 10 [Luynes) Pl. LXVII, fig. 2.