‹ Traite des monnaies grecques et romaines; (volume 2)Chapitre 877 sur 1006 · Hérod., VI, 20; B. Head, Elis t. num., p · texte numérisé non relu

Hérod., VI, 20; B. Head, Elis t. num., p

VÉLIA

1^. Mon (=voç, rétrogr.), en relief. Le même taureau en creux, tourné à gauche. Cercle barbelé au pourtour.

JR. 25; stat., 8 gr. 03 (Luynes) Pl. LXVIII, fîg. 1; — au Ire, 7gr. 08 (Paris)1.

2102. — Sans lég. Taureau à tête humaine debout à droite, détournant la tête à gauche, comme ci-dessus. — ï^. Le même taureau en creux, à gauche. JK 17; tiers de stat., 2 gr. 16, fruste (Luynes) Pl. LXVIII, fîg. 2.

Sur le statère n°2101, la légende f^O/sA (Aaft'voç, avec digamma est répartie sur le droit et sur le revers, suivant un usage dont nous avons déjà constaté des exemples '-. A partir de 7<80 environ, jusqu'au milieu du vc siècle, Laos émit des statères, à types en relief au droit el au re-

vers, sur lesquels la légende est AAS//OM (Aorfvoç, sans digamma), aussi répartie sur les deux faces. Quelquefois, on a seulement AAS, au droit et au revers. Nous ne donnons (n° 2103) qu'un spécimen de ce monnayage postérieur à notre cadre chronologique.

2103. — SAA (Aaï.). Taureau à tète humaine barbue, à gauche, détournant la tète à droite; à l'exergue, un gland. Cercle au pourtour.

fy,. SAA. Taureau à tète humaine barbue, à dr. (ne détournant pas la tête). 25L 21 ; statère, 7 gr. 78 (Luynes) Pl. LXVIII, fig. 3.

§ IX. - Vélia [ffyélé .

Vélia, en Lucanie, au sud de Poséidon ia, le principal établissement des Phocéens sur la mer tyrrhénienne, s'appelait en grec 'Y&kt] et fEXéa (ethnique TTeX^xr^ et 'EXeaTr4ç, Veliensis). Le premier de ces noms, Hyélé (rviXr)) était celui d'une fontaine voisine de l'emplacement choisi parles colons grecs : plus lard, le nom de fréXir] fut change en celui de 'EX! a, qui devint en latin Velia. Sur les monnaies, la forme constante est

YEAH et YEAHTflN. On reconnaît clairement que cette diversité d'appellations provient du digamma éolien qui, étant le préfîxe du nom primitif, fut retenu dans l'usage vulgaire, tandis que les Romains recueillirent la forme attique postérieure 4.

Vélia fut fondée par les Phocéens qui s'exilèrent pour ne pas subir le joug des Perses au momentde la conquête de l'Ionie par Efarpage, en o\ \ \

1. Le statère aux mêmes types, reproduit dans B. Ilead, Hist. numor., p. 61, paraît être sans légende; — autre, avec lég., à Berlin. J. Friedlœnder, Zeit. fûr Nam., t. VII, p. 215; F. von Duhn (trouvaille de Cittanuova), Zeit. f. Nam., t. VII, p. 310.

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