‹ Traite des monnaies grecques et romaines; (volume 2)Chapitre 897 sur 1006 · Raoul Rochette, Mémoires, p · texte numérisé non relu

Raoul Rochette, Mémoires, p

2. Le rameau n'est pas toujours apparent, étant mal venu à la frappe.

3. Garrucci, Le monete delV Jtalia antica, p. 186 et pl. CXXV, 17. D'après Garrucci, le mot IKE- TEII (A) serait pour IKETEPIA (= faerripi'a),

CALLOMA

2180. — O 'WÀ)! (la lettre O dans le champ) ». Apollon Catharsios, avec le cerf et le Génie de la lustration, comme ci-dessus.

fy. KAV. Apollon Catharsios et le cerf, en creux, à gauche. ^ 31 : statère, 8 gr. 05 (Luynes) Pl. LXXI, fig. 1.

2181. — Même lég. et type; entre les jambes d'Apollon, la lettre

1^. AVÀK, et la lettre q dans le champ. Apollon Catharsios et le cerf, en creux, à gauche ; entre les jambes du dieu, la lettre 3. JR. 30 ; statère, 8 gr. 15 (Paris) Pl. LXXI, fig. 2.

2182. — 01VA>I. Apollon Catharsios, comme ci-dessus; dans le champ, un cygne volant.

fy. 01 VA» (de haut en bas); Le même type en creux (sans le cygne). M 26; statère, 8 gr. 06 (Paris) Pl. LXXI, fig. 3.

2183. — Variété; au revers, la lég. OIVA», de bas en haut. IR 27 ; statère, 8 gr. 05 (Luynes) Pl. LXXI, fig. 4.

Groupe B. — Pièces à flan épais.

2184. — IVA». Apollon Catharsios nu, debout à dr. comme ci-dessus, avec le petit Génie et le cerf. Grènetis entre deux cercles.

Sans lég. Apollon et le cerf, en creux, à gauche ; derrière Apollon, une cigogne en relief. Cercle dentelé.

^22 (flan épais); statère, 8 gr. 09 (Luynes) Pl. LXXI, fig. 5.

2185. — 01 VA». Apollon Catharsios, comme ci-dessus, avec le petit Génie et le cerf. Grènetis entre deux cercles. — 1^. Le même type en creux (sans lég.).

;R 18; trité, 2 gr. 58 (Luynes) Pl. LXXI, fig. 6.

2186. — Triskèle à jambes humaines, tournant de droile à gauche, autour d un globule central; il y a, en outre, un globule attenant à chaque genou. Gros grènetis.

rameau des suppliants; il désignerait ainsi le rameau que tient à la main le petit Génie placé sur le bras d'Apollon.

1. 11 se pourrait que cette lettre O ^'t indépendante <le la légende.

RHÉGION

Çt. et trois globules.

JR 8; tritémorion, 0 gr. 49( Londres) Pl. LXXI, fig. 7

A partir de 480 environ, les monnaies de Caulonia cessent d'avoir un type incus au revers. Ce sont désormais des pièces qui ont, au droit, Apollon Catharsios nu, debout, comme sur les monnaies antérieures; au revers, prend place le cerf, entouré de la

légende KAVÀ, KAVAONIATAM, et, plus tard, KAVAHNIATA2. Ce monnayage se prolonge jusqu'à la première destruction de Caulonia par Denys l'Ancien, tyran de Syracuse, vers Tan 388 av. J.-C. 2.

§ XIV. — Rhégion.

Rhégion, Pifyiov (ethnique 'p^yivo;), à l'extrémité méridionale de la presqu'île du Bruttium, presque en face de la ville sicilienne de Messana (Zancle), était une colonie de Chalcis. A l'occasion d'une famine, les Chalcidiens d'Eu bée avaient consacré à Apollon un dizième de leurs concitoyens. Sur l'ordre d'un oracle de Delphes, ceux-ci durent partir pour l'Occident; ils accostèrent à Rhégion, appelés dans ces parages par des compatriotes qui, auparavant, s'étaient établis à Zancle, sur l'autre rive du détroit.

A ces Chalcidiens vinrent se joindre des Messéniens, exilés des guerres deMessénie, qui, sous la condui te d'Alcidamidas, s'étaient provisoirement d'abord fixés à Macistos.

Ces Messéniens qui appartenaient à l'aristocratie de leur pays originaire, devinrent l'élément dominant et fournirent les premiers magistrats de Rhégion jusqu'au temps d'Anaxilas qui, lui-même, faisait partie de la caste messénicnne 3.

Ces circonstances expliquent, ainsi que le fait ressortir le P. Garrucci, pourquoi « le dialecte dorien ou péloponnésien prévalut sur le dialecte ionien parlé par les Chalcidiens et comment Rhégion, bien que chalcidienne d'origine, entra néanmoins dans la ligue des villes achéennes 4. » Elles expliquent aussi le nom de Mea^v?; ou Mscrffâva qu'Anaxilas donna à la ville sicilienne de Zancle, après qu'il s'en fut emparé, comme nous le dirons plus loin.

Les Rhégiens firent bon accueil aux Phocéens fugitifs, lorsque ces derniers vinrent en 544, fonder Vélia, après la conquête de Tlonie par les Perses 3. Rhégion, riche et puissante, réussit à étendre sa domination snr la région voisine, depuis Halex à l'est, jusqu'aux colonies locriennes de Medma et d'Hipponion au nord, malgré l'opposition des Locriens 6.

L'inllucnce politique des Pythagoriciens s'exerça à Rhégion ; et même, longtemps

1. Brit. Mus. Catal. llaly, p. 336, no 16 (fig.); Garrucci, op. cit., pl. CXI, 30.

2. Duc de Luynes, dans les Nouvelles annales, t. I, 1836, p. 422; B. Head, Hist. numor., p. 79.

3. Garrucci, dans Y Annuaire de la Soc. franç. de numism., t. VI, 1882, p. 213; Le monete delV ltalia

antica, p. 161 ; Pietro Larizza, Bhegium Chalcidense , Rome, 1903, in-8°.

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