CAMARINE
1^. Roue à quatre rais; entre les rais, quatre globules, le moyeu étant représenté par un cinquième globule.
JK 9 ; hémi-obole, 0 gr. 35 (Paris) PL LXXVI, fig. 23; — autre ex., 0 gr. 25 (Luynes) PL LXXVI fig. 24.
2295. — Même tête d'Aréthuse. — fy. Cinq globules disposés en quinconce. 7R 7; pentoncion, 0 gr. 28 (Paris) PL LXXVI, fig. 25.
2296. — Tête d'Aréthuse, adroite. — 1^. Deux globules. jR 5 ; hexas, 0 gr. 10 (Paris) PL LXXVI, fig. 26.
Nous avons fait reproduire sur notre pl. LXXIV, LXXV et LXXVI les principales variétés d'une série très considérable de tétradrachmes archaïques qui sont, pour quelques-uns, antérieurs au Démarétion, mais qui, en général, lui sont à peu près contemporains. Après 478, la série de ces remarquables pièces se poursuit, mais dans un style de plus en plus perfectionné qui constitue ce qu'on est convenu d'appeler la période de transition l.
Durant tout le vc siècle la valeur des différentes espèces monétaires est indiquée par leurs types de la manière suivante :
Télradrachmc : quadrige.
Didrachme : cavalier avec deux chevaux.
Drachme : cavalier.
Litra : pieuvre.
Obole : roue 2.
On attribue l'abondance des émissions à l'immensité du butin que firent les Syracusains à la bataille d'Himère. On sait qu'ils envoyèrent en ex-voto à Delphes, des trépieds d'or dont le poids global est évalué à 1665 kilogrammes, et ce n'était la. que la dîme du butin qui fut la part de Gélon et de ses frères 3. La variété des types à c« tlt' époque fait supposer aussi que les graveurs des coins monétaires étaient extrêmement nombreux 4 ; on peut constater que, déjà, ils rivalisaient de talent et d'habileté.
§ VII, — Camarine.
Camarina fut fondée par une colonie de Syracusains vers 599 ou 595, sur la côte
1. Pour d'autres variétés de ces tétradrachmes, voyez, notamment, une trouvaille faite à Taorrnina en 1891, et publiée par M. Victor von Renner dans la Num. Zeit., de Vienne, t. XXIV, 1892, p. 1 et suiv., et pl. IV. Voyez aussi le délicieux album photographique de M. le comte Albéric du Chastel de la Ilowardries, Syracuse, ses monnaies d'argent et d'or, au point de vue artistique (Londres, Spink, 1898, in-8°); B. Head, Numism. Citron., 1874, pl. I et II; consulter également les plus récents et principaux catalogues de vente accompa-
méridionalc de la Sicile, à l'embouchure de l'Hipparis 5. Mais elle eut une existence
gnés de planches.
2. Ilolm, Gesc/i. Siciliens, t. III, p. 571; cf. duc de Luynes, Rev. munis»)., 1840, p. 24.
3. A Evans, Num. Chron., 1894, p. 194; Th. Reinach. L'histoire par les monnaies, p. 7G; llomolle, Monuments Piot, t. IV, p. 179-180.
4. Ilolm, Gescli. Siciliens, t. III, p. 572; E.-J. Seltman, dans la Rivista italiana di numismatica, t. XI, 1898, p. 339.
5. E. Curtius, Hisl. grecque, t. I, p. 559; t. III, p. 200 et 204.