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LE TRÉSOR d'aURIOL
produits de l'atelier de Massalia l. Il fallait faire, d'après les principes indiqués plus haut, la distinction entre le numéraire importé d'Orient et celui d'imitation qui fut fabriqué sur place par les colons d'Occident.
3. Trouvaille de Cavaillon. — Comme à Saint-Remy, on a ramassé à diverses reprises, à Cavaillon, notamment sur la colline Saint-Jacques, des monnaies primitives; mais à notre connaissance, il s'y est surtout rencontré des pièces du ve siècle avancé et caractérisées comme monnaies massaliètes, c'est-à-dire portant en légende la lettre M 1 ou M A22 2- Je ne connais guère qu'une exception, pour une pièce à la tête de Pallas 3 ; il se peut qu'il y en eut d'autres, les trouvailles isolées ayant lieu dans toute la région et ne pouvant guère, à distance, être contrôlées.
4. Trouvaille de Volterra. — En 560 ou 550, les Phocéens installèrent sur la côte de nie de Cyrné (la Corse) leur comptoir d'Alalia*; vers le même temps, ils s'établirent sur le littoral même de l'Étrurie, à l'embouchure de l'Arno'où ils fondèrent Pïse 5. Il n'est donc pas surprenant qu'on ait fait en Ëtrurie, des trouvailles de monnaies semblables à celles des côtes de Provence et des environs des autres emporta phocéens. Outre ces trouvailles isolées sur la côte d'Étrurie, on a découvert à Volterra en 1868, un lot de 65 pièces d'argent dé
1 . Les conclusions du marquis de Lagoy furent adoptées par L. de La Saussaye, loc cit.
2. Muret, n** 509, 522, 526; J. A. Blanchet, Traité des monnaies gauloises, p. 597.