Zobel de Zangroniz, Esludio historico, t. î, p
2. Ant. Délgàdo, ". Medallas autonom'as de Espana, t. 111, p. 120, 179 et 334; cf. Pierre Paris, Essai sur fart et ^industrie de VEspagne primitive, t. II, p. 28G.
3. Joseph Gaillard, Catalogue des monnaies recueillies en Espagne (1844), nos 15 à 27; Zobel de Zangroniz, Esludio, t. ï, p. 29; Muret, Calai, des monnaies gauloises de la Bibliothèque nationale, nos 479 à 484,
les côtes de l'Espagne, de la Gaule, de l'Etrurie et même de la Lucanie où il se rencontrait avec celui des villes de laGrande Grèce !. Ce numéraire, nous le répétons, se composant de monnaies apportées d'Orient et surtout de monnaies fabriquées par les cotons eux-mêmes en imitation des pièces convoyées par les navires venan t des parages de la mer Egée, n'a pas de caractère local ; il ne s'individualise pas dans tel atelier plutôt que dans tel autre dont il porterait le dilférent spécial; son origine cosmopolite "explique la divèrsité de ses types, diversité qui a tant étonné certains numismates ; elle rend compte aussi de l'apparente diversité de taille des espèces qui le constituent. En effet, les pièces venues d'Orient ont naturellement la taille en usage dans les ateliers où elles ont été frappées. Nous y retrouvons des monnaies de Phocée et de Lesbos, de Milet, deLampsaque, deClazomène,d'Égine et d'ailleurs, avec le poids en usage dans chacune de ces villes;. les monnaies d'imitation se répartissent, à leur tour, avec plus ou moins de régularité entre ces divers systèmes. On constate que la très grande majorité des pièces sont imitées de celles de Phocée et de son associée, Mytilèjie, les métropoles des colons phocéens !, d'où elles se rattachent, soit aux divisions phocaïques pour l'argent (drachme, 4 gr. 20; obole, 0 gr. 70 à 0 gr. 00), soit aux divisions de l'étalon d'argent de Lesbos (drachme, 3 gr. 84) 3 ; plus rares sont celles qui dériventdel'étalonmilésiaque (drachme, 3 gr.64) 4 et de l'étalon égi né tique (drachme,