Voyez ci-après, cf. B. Head,Hw^. nî/mor., p
6. Percy-Gardner, Catal. Thessaly, etc., p. 56 ; B. Head, Hist. numor., p. 314; Haeberlin, Zeit. fur Num., t. XXVI, p. 238; Alfred Maier, dans la Num. Zeit. de Vienne, Neue Folge, t. î, 1Ô08, p. 12 et
ILLTRIE ET ILES ILLYRIENNES DYRRACHJON
§ III. — Dyrrachion (Epidamne).
Dyrrachion était sur la côte de la mer Ionienne, assez loin au nord d'Apollonie, en face de Bari sur la côte italienne Elle s'appela d'abord Ëpidamne ('ETiîoafjivo;) ; elle fut fondée sous ce nom vers 627 par des Corcyréens auxquels s'adjoignirent un certain nombre de Corinthiens. L'œkiste, ou chef des colons, fut un certain Phaleos, membre de la branche des Héraclides qui régnait à Corinthe. Plus tard, les Corinthiens se prévalurent de cette circonstance pour élever leurs prétentions sur p]pidamne au détriment des Corcyréens
Les historiens et les géographes de l'antiquité vantent la position stratégique d'Epidamne, à l'issue d'une vallée qui descend du lac Lychnitis sur la frontière de rillyrie et de la Paeonie ^
Le commerce d'Epidamne à l'intérieur des terres ne se bornait pas à de simples relations d'échanges avec les tribus indigènes du voisinage. Les Epidamniens construisirent la fameuse route appelée, à l'époque romaine. Via Egnatia, qui les mettait en relations avec la Macédoine, la Thrace et même les villes du Ponl-Euxin. Une inscription proclame la gratitude de la ville d'Odessos sur le Pont-Euxin envers les citoyens d'Epidamne
On a, par Aristote \ des renseignements assez circonstanciés sur l'organisation in-