‹ Traite des monnaies grecques et romaines; (volume 3)Chapitre 215 sur 698 · Cf. Brii. Mus. Cal.. Tkessaly, p. 4;i et pl. iX, n et · texte numérisé non relu

Cf. Brii. Mus. Cal.. Tkessaly, p. 4;i et pl. iX, n et

2. Théodore lleinach a consacré à cette masse d'armes une étude dans la Corolla numismalica de B. Head (1906).

3. Tite Live, XXXI, 29; Aulu-Gelle, X, 2u. M. ïh. Reinach a proposé de rapprocher l'arme du cava-

pour en asséner un coup violent (n^s 489 à 495 et 499, 501;.

Les Grecs appelaient xôo-jvr^ une espèce de bâton de cornouiller dont la forme devait se rapprocher de l'arme du cavalier thessalien. Ces cavaliers étaient les ajjintitot; comme porteurs de la masse d'armes ils s'appelaient les ajjuTTTtoi xopuv7]cpôpot. La rhonipaea (po|j.tta(a) était quelque arme du même genre, spéciale aux Thraces '\ Mais le manche de la matraque thessalienne était-il réellement en bois? Cette inlerpré-

lier thessalien d'une espèce de massue courte que tient un guerrier sur un bas-relief d'une stèle de l'époque de Caracalla, trouvée à Sparte et publiée par Wolters dans les MiLtheilungen de l'institut arch. Alhenische Ahtheilung, 1903, p. 291; Th. Reinach, dans la Corolla de B. Head (1906), p. 270.

LA THESSALIE LA THESSALIOTIDE I PHARSALE

iat'on paraît inconciliable avec l'image de la pièce n^ 504 (Pl. GCLXXXIX, fig. 15) qui nous présente ce manche plié à angle droit par son milieu ^

M G. Oikonomos a publié récemment un bas-relief athénien qui représente des éphébes nus, armés de bâtons, recourbés en crosse, à l'aide desquels ils soulèvent et font rouler une petite boule en l'engageant adroitement dans la crosse. C'est cet exercice de la palestre que visent les textes anciens quand ils disent que les jeunes gens sont xsprjTiÇov-ceç 2. Ce mot a été considéré par les interprètes comme étant l'équivalent ou une altération de xcXrjXtÇovxsc; (de xsXrjç) « cheval de course » et l'on a cru qu'il s'agissait d'un exercice équestre. En réalité, il s'agit d'un exercice pédestre et sur le bas-relief du musée d'Athènes, les éphèbes xepr^Tf^ovTec: sont à pied. Le cavalier des monnaies de Pharsale est, au contraire, à cheval, xeXr^xàCwv, et, de plus, il est costumé en guerrier. Il n'y a donc pas de comparaison à faire entre lui el les éphèbes athéniens ; néanmoins sa longue masse d'armes à bout recourbé en crosse a une forme qu'il est utile de comparer à la crosse des éphèbes de la palestre.

La plupart du temps, le fantassin auquel le coup est destiné, n'est pas représenté. Mais, sur les bronzes 503 et 504, on voit un ou plusieurs hoplites qui se défendent et cherchent à se protéger contre les coups du cavalier.

1. Catal. du musée d'Athènes, no 3477. G. Oikonomos, KepsTiî^ovTeç (extrait du AeXxtov àpj^aiXoyixov, 1920-21, publié en 1922);

2. Plutarque, Vie d'Isocrale, ch. 4 (xsp-^TrtîJiov, xepTiTÎaai, qu'on a corrigé à tort, en xsXTixlÇoiv, xsat^- Ttaai) ; Pline, Hist. naL. XXXIV, 75 et 78 {ceretizontes ; les statues désignées par Pline n'étaient donc pas équestres, comme on l'a cru).

Cette scène doit avoir un sens mythique dont l'explication n'est pas parvenue jusqu'à nous parles auteurs littéraires. S'agitil d'un exploit héroïque du héros national éponyme Pharsalos qui aurait vaincu plusieurs ennemis avec sa masse d'armes?

Cavedoni a formulé en 1837, une autre opinion qui mérite d'être rapportée ^ Il rappelle d'après Pausanias (X, 13, 3) que les Pharsaliens avaient consacré à Delphes un groupe sculptural représentant Achille etPatrocle. On voit, dit Pausanias, «Achille à cheval et Patrocle courant à pied à côté du cheval » ^.

D'après Cavedoni, nos types monétaires sercoient inspirés de ce groupe votif. Mais on objecte à cette opinion que la masse d'armes ou la matraque, à la place de la lance, ne convient guère à Achille ; on remarque aussi que dans certains types monétaires, le cavalier est accompagné non pas d'un seul mais de deux hoplites (no 504). Enfin, Patrocle n'a pu avoir à se défendre contre les coups de matraque d'Achille

Faut il supposer qu'Achille tue à coups de matraque un ennemi sous lequel Patrocle était sous le point de succomber? Quoi qu'il en soit, j'incline à penser, malgré les objections qu'on peut faire, que nos types monétaires sont l'interprétation d'une légende d'Achille et Patrocle apparentée à celle dont Pausanias nous a gardé le souvenir : Achille à cheval avec l'arme nationale des Pharsaliotes et Pactrole en hoplite luttant contre un ennemi.

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