‹ Traite des monnaies grecques et romaines; (volume 3)Chapitre 217 sur 698 · Zeit. fiir Num.. t. XXXIII, 1921, p. 39, note · texte numérisé non relu

Zeit. fiir Num.. t. XXXIII, 1921, p. 39, note

LA THESSALIE LA THÈSSALIOTIDE .* CIERION

506 a. — Tête de nymphe à g.

1^. MEeVAlEON. Nymphe assise à dr., drapée, les cheveux relevés, s'appuyant de la main dr. sur son sceptre; à côté d'elle, une vache debout. 10; obole (^) \

§ IV. — Cierion.

Cierion (Ktéptov, ethn. Ktsptsuç) que Strabon appelle Ki'epoç, portait primitivement, d'après une tradition que nous a conservée Etienne de Byzance, le nom Arné, et cette tradition est, ainsi que nous allons le constater, confirmée par la numismatique. Sous le nom d'Arné cette ville était la capitale des Béotiens avant leur migration en Béotie.

Cierion se trouvait sur le cours de TOnochonos qui rejoint le Pamisos un peu avant son confluent avec le Pénée. Son territoire confinait à celui de Métropolis, ville de THistiseotide. On en visite les ruines auprès du village de Pyrgo, sur une colline isolée où Ton a relevé de nombreuses inscriptions.

Thucydide mentionne en Thessalie une ville de Pievion et Tite Live parle d'une

ville de Pierla. Les archéologues modernes pensent qu'il n'y a là que des altérations de manuscrits et qu'il s'agit en réalité de Cierion (en latin Cieria); les monnaies et les auteurs, en général, donnent Cierion. L'ethnique monétaire est d'ordinaire KIE- PIEION, mais on trouve aussi KIEPIAION (no 511) et même KIEPIEON (n^ 517).

Il y avait à Cierion un vieux temple de Poséidon Kouéptoç ; l'ethnique de la ville a passé comme surnom â son dieu. Non loin de la ville se trouvait un sanctuaire primitif d'Athéna Itonia, divinité très populaire dont le culte fut transporté en Béotie par les Béotiens lorsqu'ils émigrèrent^ L'image d'Athéna Itonienne forme le type de monnaies béotiennes, notamment à Coronée ; on la voit aussi sur les

monnaies du xoivov ©eaaaXtov.

507. — Tête laurée de Zeus à dr., les cheveux épais sur le cou.

I^. KIEPIE[inN]. Asclépios jeune imberbe, assis à g. sur un trône à dossier, le pied droit posé sur une petite éminence; il est nu, mais une ample draperie descend de ses épaules sur son dos et recouvre sa cuisse droite ; de la main gauche il s'appuie sur un long sceptre et il pose la main droite sur son genou. En face d'Asclépios, un tronc d'arbre avec quelques feuilles, autour duquel est enroulé un serpent dont la tête se dirige du côté d'Asclépios.

m 25 ; didr. égin., 11 gr. 22 (P) Pl. CCLXXXIX, fig. 20 ^

\. Zeit. fur Numism., t. XXXIII, p. 39, note, et 3. Ferd. Bompois, Observ. sur un didrachme de pl. L 18. Cierium (1876, S»), pl. fig. 1.

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