‹ Traite des monnaies grecques et romaines; (volume 3)Chapitre 260 sur 698 · VIII. — LA PÉLASGIOTIDE · texte numérisé non relu

VIII. — LA PÉLASGIOTIDE

§ I. — Aperçu général.

La Pélasgiotide, appelée ainsi da nom de ses habitants primitifs (xô irôXocaYr/.ôv ap^oc;), demeurés dans le servage à l'époque historique et que, pour cette raison, on appelait les Pélasges pénestes, était la contrée la plus considérable de la Thessalie ^ ; située au nord de TAchaïe Phthiotide et à l'ouest de la Magnésie, elle comprenait la moitié inférieure du cours du Pénée, jusqu'à son embouchure. Elle était aussi arrosée par toute une série de petites rivières qui se déversent parallèlement dans les lacs Nessonis et Boebeis.

Sa capitale, Larisse, qui fut aussi, la plupart du temps, la capitale de la Thessalie toute entière, a battu monnaie bien monnaie bien avant les autres ateliers thessaliens. De plus, les monnaies de Larisse, plus abondantes et plus répandues que les autres, ont été copiées et imitées dans les autres villes thessaliennes, à tel point qu'on hésite dans le classement géo-

graphique de certaines pièces dont la légende est fruste ou même celles dont la légende n'est représentée que par des initiales qui conviennent à plusieurs villes.

Les villes de la Pélasgiotide qui ont eu un atelier monétaire, sont les suivantes dans l'ordre géographique :

Phères (à partir de 490).

Scotussa (à partir de 490).

Crannon (à partir de 490).

Larisse (dès la fin du vi^ siècle).

Atrax (à partir de 400).

Phacion (à partir de 300).

Gyrton (à partir de 400).

Gonnos (à partir de 300).

Mopsion (à partir de 400).

Eurea (à partir de 350).

Orthé (à partir de 350).

On ne trouvera pas ici la description des monnaies de Phacion (OAKIAITON) et de Gonnos (rONNEON) qui sont hors de notre cadre chronologique.

§ IL — Phères.

Phères (<î>épat), aujourd'hui Velestino, au pied du Pélion, était, avec Larisse, Crannon et Scotussa, Tune des villes les plus importantes de la Thessalie. Située à l'extrémité

méridionale de la plaine de Larisse, elle n'était qu'à 90 stades de Pagases, sur le golfe de Volo La beauté de son site est encore remarquée de nos jours.

1. Paul Monceaux, Fastes éponymiques de la 2. Voyez ci-dessus, notre Descr. hist., t. I, Ligue thessalienne, p. 4. p, 1023.

LA THESSALIE — LA PÉLASGIOTIDE : PHÈRES

On ne sait rien de son histoire pour la première moitié du v*' siècle, où se placent les débuts de ses séries monétaires ^

Mais, au commencement de la guerre du Péloponnèse, nous voyons Fhères entrer dans l'histoire en se déclarant pour Athènes Lycophron est le premier tyran de Phères qu'enregistrent les fastes municipaux. 11 brigua et obtint, sans doute avec l'appui des Athéniens, la dignité de xayô; et eut ainsi l'hégémonie sur la Thessalie toute entière.

Les types des monnaies de la seconde moitié du v' siècle, comme celles de Tépoqiie antérieure, se rapportent au mythe de Poséidon Hippios et de la fontaine Hypérée ^.

Aujourd'hui, les voyageurs signalent une source abondante qui jaillit au nord de la petite ville de Velestino, sous les platanes d une longue esplanade, à travers les fissures d'un seuil de rochers. C'est probablement la fontaine Hypérée, célébrée par les poètes '\ Notons toutefois que les témoi" gnages anciens signalent à Phères une autre fontaine non moins fameuse, appelée Messis qui pourrait tout aussi bien être celle de la ville actuelle.

Pour les monnaies antérieures à 460 environ, voyez notre Descr. hist., t. I, p. 1023 à 1030, n'^'^ 1427 à 1438 et pl. XLIII, fig. 17 à 24.

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