‹ Traite des monnaies grecques et romaines; (volume 3)Chapitre 265 sur 698 · Monnaies du sir de · texte numérisé non relu

Monnaies du sir de

Lycophron, successeur d'une lignée de tyrans dont les noms sont inconnus, réussit à se faire élire tage de Thessalie après une grande victoire qu'il remporta en 404 sur les Aleuades et leurs alliés ^ Grâce au concours du roi de Sparte Agésilas, en 395, il battit de nouvenu Medios, tyran de Larisse et imposa pour longtemps rtiégémonie de Phères à toute la Thessalie ^. Son successeur Jason fut, à son tour, tage de la confédération thessalienne, de 374 à 370; il imposa son amitié aux Aleuades de Larissa et à }*olydamas, tyran de Pharsahi; il fit même reconnaître son autorité par les Dolopes et les tribus é[)ir()les.

« Jason, résume M. Paul Monceaux, réunit 8,000 cavaliers, ^20,000 hoplites et un imposant corps de peltastcs. Aucun état ne peut lui opposer des forces égales. Jason est, pendant quelque temps, l'arbitre de la Grèce; les Lacédémoniens aussi bien que les Thébains le flattent et le ménagent. Pour soigner sa popularité on le voit,

d'après une inscription, qui promet de décerner une couronne d'or à la ville qui enverra à Delphes, pour les fêtes Pythiques, le bœuf gras le plus beau » ^

Mais Jason qui rêvait de mettre la main sur le sanctuaire d'Apollon à Delphes, de faire la conquête de la Grèce entière et même de PAsie, s'égalant aux héros de la guerre de Troie, périt assassiné en 370.

Pas plus (jue celui de Lycophron le nom de Jason ne paraît sur les monnaies de Phères. Aj)rès la [nort de Jason, ses deux frèi'es, Polydoros et iN)lyphron furent successivement élus tages de Thessalie, au milieu de troubles sanglants. Polyphron se maintint ])endant un an parles mesures les })!us tyrannifjues jusqu'à ce qu'il fût assassiné, en 309, par son neveu Alexandre, dont nous verrons plus loin les n)Onnaies

(^est dans la période qui précède le règne d'Alexandre, c'est à-dire au temps de Licophron, Jason, Polydoros et Polyphron que se classent les pièces suivantes.

1. Wroth. Nam. Cliron., 1891, p. 12:}, 10, pl. IV, 6; cf. A. de Sallet, Zeit. fur Num., t. VI, p. 10 H. Pour les lettres du droit, voyez ci-dessus la note du n» 599.

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