lirit. Ml/s. Cal. Thessaly, p. 16, n»» 3 ;i 6, pL II
2. On cite parfois un(! variélr de cette pièce qui porterait la légende KRANNOY E0YP. Celte pièce, de l'ancienne collection Pembroke, a été publiée pour la première lois par N. Vv. Ilayin, dans son recueil UeL tesauro bi'ilannico, t. II (1125, in-40), p. 122 ; cf. Eckhel, Doclr., t. II, p. 136 ; Mionnet, Descr., t. II, p. 10, m" 76 ; Muret, Ihdl. corr. Iiell., t. V, 1888, p. 288 ; Leakc, Nutn. lieUenica, European Greece, p. 43 ; P. Perdri/.el, Bull. corr. Iiellen., t. XX, 1896, p. 561 (qui indique, à tort, la pièce comme étant au Musée Britannique). La légende KPANMOY (viouv) EOYP :ai(ov) ou E(|)YP (aiouv; aurait un intérêt tout particulier, tire de ce fait que, d'après la tradition mythique, Crannon fut à l'origne la capitale des Ephyriena»
sur un chariot à deux roues; sur
Ttiessalie et non à Crannon d'Athamanie, coirime le dit Etienne de Byzance ^, d'après Callimaque et Ttiéopompe, que se rapporte la fal)le interprétée par le type monétaire et (jui a trait au rôle du corbeau dans l'ornithomancie des anciens.
Lecori)eau, oiseau fatidique était, comme tel, Toiseau d'Apollon. Sur un statère de Cy/ique, on voit d(îux corbeaux de chaque côté de l'omphalos delphique, comme ils se présentent sur la monnaie de Crannon de chaque côté de Tliydrie. On avait observé, nous dit l*indare, que le corbeau a jus(iu'à i\\ cris différents •'. On croyait
ce que rappellerait rinscription de la monnaie. Mais la légende de la pièce Pembroke a été justement suspectée par J. Friediacnder (^.4/-c7irtoZ. Zeitun;/, t. XXXIV, 1876, p. 33). Il s'agit, en réalité, d'une pièce fausse, ou mal lue, ou dont la légende a été retouchée.
3. Anli{/. CarijsL, XV, éd. Keller. Cf. Eckhel, Doclr. numor. vel., t. II, p. 36 ; Perdrizet, dans Bull. corr. hellén., t. XX, 1896, p. 560.
4. Il est même vraisemblable que Crannon en Athamonie na jamais existé. Seul, Etienne de Byzance cite cette ville, seulement dans le passage dont nous nous occupons ici. C'est par erreur peut-être que le lexicographe byzantin place chez Athamanis, Crannon de Thessalie.
5. liouché-Leclercq, La divinaiion el la science des présages, t. l, p. 133.
LA THESSALIE LA PÉLASGIOTIDE LARISSE
que les corbeaux chassent leurs petits, une fois qu'ils sont devenus adultes et qu'ils les empêchent de voler ou de séjourner dans un rayon assez grand, dont chaque couple se réserve la possession comme un véritable domaine. C'est ainsi que Pline prétend qu'à Grannon de Thessalie, on ne voyait jamais qu'un seul couple de corbeaux. A l'occasion des grandes sécheresses et pour les faire cesser, on promenait autour de la ville, sur un chariot, dit Antigone de Carystos, une grande amphore ; et quand les deux corbeaux venaient se poser sur le char de chaque côté de l'amphore^ ce phénomène indiquait qu'Apollon exauçait la prière de ses fidèles, et la pluie
ne tardait pas à tomber. Le miracle se produisit plusieurs fois ; voilà pourquoi il il est interprété dans notre type monétaire. Antigone ajoute qu'il vit à Delphes des stèles de proxénie érigées par des gens de Carystos, sur lesquelles étaient sculptés deux corbeaux sur un chariot \ Notre type monétaire reproduit donc un sujet qui était devenu, en quelque sorte, les armoiries (le parasemon) de la ville de de Crannon.
Après l'an 300 environ, Crannon émet une petite série de bronzes qui portent en légende KPANNOYNinN ou KRaNNO-
Ninn.
641. — Buste d'Hermès, coiiïé du pétase, la poitrine drapée, à dr. I^- KPANNONIflN- Cavalier au galop à dr., coiiïé du pétase, la chlamyde flottante. Dessous le monogr. ^E.
/E 22 [P] Pl. CCXLV, fig. 22 ; — autre [L] ^
^ IV. — Larisse.
Sur l'histoire de Larisse et ses séries monétaires des vi^ et v'^ siècles, voyez notre Descr. historique, t. I, p. 1010 à 1018. n°« 1410 à 1421, pl. XLIII, fig. 1 à 12.
Nous savons déjà que les chefs de la puissante famille des Aleuades, à Larisse, furent exilés pour avoir favorisé l'invasion de Xerxès en 480. A partir de la bataille de Platées, en 479, on ne connaît plus un seul Tayo? de Thessalie qui ait été choisi dans
la famille des Aleuades Pour la plus grande partie du v« siècle, l'histoire de la ville de Larisse est peu connue ; elle paraît avoir été remplie par les intrigues et les conspirations des Aleuades pour rester dans leur ville et ressaisir le pouvoir. Les monnaies que nous allons décrire ne portent aucunement la trace de ces agitations; il n'y a même point de noms de magistrats dans le champ des pièces. Les types sont
1. Cf. Perdrizet, Bull. corr. hell., t. XX, 1896, 3. Paul Monceaux, Fastes éponymiques de la p. 560 ; A. I^'urtwaengler, Meisterwerke der griech. Ligue thessalienne, dans la Revue archéol. 1888, Plastik, p. 259. ' 1, p. 230.