‹ Traite des monnaies grecques et romaines; (volume 3)Chapitre 310 sur 698 · Tête de Larissa de face · texte numérisé non relu

Tête de Larissa de face

Çt. AAPI. Cheval paissant à dr.

m 19 ; dr. égin., 5 gr. 95 (P) Pl. CCXCIX, fig. 6.

719. — Variété, avec AAPI2A {coll. H. de Nanteuil) Pl. CCXCIX, fig. 7.

720. — Tête de Larissa de trois-quarts à g. I^. AAPI — lAION. Cheval paissant à dr.

/R 10; obole égin., 0 gr. 72 (P) Pl. CCXCIX, fig. 8.

721. — Tête de Larissa de face, un peu inclinée à g., diadémée, un collier au cou.

I^. A Fexergue, AAPI ; en haut, lAlHN. Jument allant au pas à dr., accompagnée de son poulain.

IR 20 ; dr. égin., 6 gr. 18 [Luynes) PL CCXCIX, fig. 9.-6 gr. (L) \

D'après la légende thessalienne que nous avons vue si souvent interprétée dans nos types monétaires, le cheval fut créé par Poséidon dans sa dispute avec Athéna, sur les bords du Pénée. Parmi les mythographes, les uns disent qu'une jument apparut seule d'abord, puis, que surgit son poulain. Notre médaille fait allusion à ce récit

Souvent, la cavale est représentée les jambes à demi ployées, dans une attitude aussi gracieuse que naturelle, pour pouvoir porter sa bouche jusque sur le sol. La

plante qui souvent figure sous la cavale est une ombellifère, comme le fenouil, symbole de la fertilité des prairies du Pénée.

Le cheval paissant ou buvant — le doute est permis sur ce point — n'est pas spécial aux monnaies de Larisse. On le rencontre aussi sur des monnaies de Néandrie, d'Alexandria Troas, de Panticapée, du roi de Paeonie Lycceios. C'est aussi l'attitude du Pégase des statères de Gorinthe et des tétradrachmes de Mithridate le Grand ^.

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